Birao : Les droits humains sont méconnus de la population
Birao, 3O juillet 2012 (RJDH) – Le catéchiste de la paroisse Saint-Pierre de Birao, Jules Pierre Gambo, dans un entretien réalisé la semaine dernière, avec l’envoyé spécial du RJDH, estime que les femmes ne sont pas bien considérées dans la communauté.
« Les femmes s’occupent de la maison. On ne les considère pas. Les enfants non plus ne jouissent pas de leurs droits », a affirmé Jules Pierre Gambo. Selon lui, l’ignorance des droits humains par les chefs du foyer fait que les droits ne sont pas respectés. Il souhaite que le gouvernement ou les structures de droits de l’homme mettent en place un programme de sensibilisation ou de formation dans la localité afin de mieux sensibiliser la population sur cette thématique.
La ville de Birao n’a pas encore compris ce que sont les droits de l’homme, affirme pour sa part, Bernard Zackarias Mbangué, président préfectoral de l’Observatoire centrafricain des droits de l’Homme (OCDH), dans la préfecture de la Vakaga.
« Les mœurs font que ces droits, poursuit la même source, sont ignorés de la majorité de la population et qu’une bonne partie de la population continue à subir des sévices, des viols, des exactions et d’autres formes d’abus ».
Zackarias Bernard Mbangué conclut en disant que ces violations continuent d’avoir lieu dans cette localité parce que le bureau sous-préfectoral de l’OCDH, mis en place en 2008, n’a pas pu œuvrer pour dénoncer les violations des droits, à cause des conflits.
« Empêché par le conflit militaro-politique, ce bureau a peur de se faire remarquer par les rebelles en excursion ou les bandits. Il n’a donc pas fonctionné », a-t-il avancé comme explication.





