Bangui : la transhumance comme source d’insécurité dans nord

Bangui, 17 août 2012 (RJDH) – Les raisons de l’insécurité avancée dans le nord de la République centrafricaine sont entre autres la période de transhumance, avec la destruction des biens (champs, habitats, etc.) par des transhumants’’.

L’information figure dans une étude baptisée ‘’préliminaire du profilage des populations dans la Sous-préfecture de Markounda (Ouham)’’, réalisée conjointement par le Conseil danois pour les réfugiés et l’ONG Echelle, publiée il y a deux semaines.

Cette information vient renforcer l’analyse de l’International Peace Information  Service (IPIS), qui en 2009, avait  fait savoir que la principale cause de la fréquente tension  entre les éleveurs tchadiens transhumants et les populations autochtones, était surtout la détention d’armes et la destruction des  champs.

Dans la  Cartographie des motivations derrière les conflits : République centrafricaine publiée par l’IPIS, la masse d’éleveurs transhumants dans le nord-est constitue une réelle menace pour la sécurité de la population, du fait que ces transhumants détiennent des armes et n’hésitent pas à attaquer les autochtones, au moindre malentendu.

La tension entre ceux-ci et les populations naît du fait que ces  éleveurs étrangers sont souvent ‘’intransigeants’’ dans leurs contacts avec la population des régions qu’ils traversent. « Ils se heurtent régulièrement à la population locale à propos de la destruction des champs et du vol d’animaux. A plusieurs reprises, les conflits ont pris une tournure violente et ont fait des victimes », précise le document.

D’après les informations, de haut-gradés de l’armée tchadienne disposant de bétail, seraient les principaux fournisseurs en armes de ces éleveurs transhumants, pour protéger leurs troupeaux.

L’analyse de l’IPIS précise que les principales raisons qui justifient  l’intérêt des éleveurs étrangers, tchadiens en particuliers,  pour le nord de la RCA sont entre autres, l’aridité croissante du sud du Tchad, le difficile accès à certaines zones du pays à cause des conflits.

Et surtout « faire paître leurs troupeaux en RCA s’est révélé bon  marché. Alors que les éleveurs transhumants doivent la plupart du temps payer pour faire paître leurs troupeaux au Tchad ou au Soudan, dans de nombreuses zones reculées du nord-est, ils ne doivent rien payer à personne », précise l’étude de l’IPIS.  Mais cette affluence vers la Centrafrique est une véritable source d’insécurité.

Le  21 mai dernier, trois personnes ont été tuées par des éleveurs peulhs connus sous le nom de ‘’Mbarara’’ au village Goko, situé à 13 kilomètres de Batangafo.

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