Bouar : L’Etat major renforce la présence militaire à Baboua
Bouar, 17 août 2012 (RJDH) – Une équipe des forces armées centrafricaines a été dépêchée ce vendredi dans la sous-préfecture de Baboua, à 108 kilomètres de la ville de Bouar (ouest). La mission vise à renforcer la présence militaire dans cette région, à cause du mouvement des hommes armés qui y est signalée.
La présence de ces hommes a été signalée au début du mois d’août dans le village de Yankaï à 70 kilomètres de la ville de Bouar. Mais ils se sont retirés et se trouvent actuellement à Baboua. Ils n’agressent pas la population mais recrutent des jeunes, d’après les renseignements.
Une autorité municipale qui a requis l’anonymat a fait savoir que ces hommes se déplacent entre la ville de Baboua et le village de Godro, une zone d’élevage, où se trouve un chantier d’extraction de diamant et d’or.
« Ils ont jusqu’ici tué cinq bœufs appartenant à des éleveurs peulhs pour se nourrir. Mais ils n’ont pas commis d’exactions sur la population. Les éléments des FACA sillonnent les localités, mais ils n’y a pas d’accrochage entre eux et ces hommes», a indiqué la même source.
D’après les informations recueillies, ces hommes armés auraient traversé la frontière entre Centrafrique-Tchad. Car le passage d’une soixantaine d’hommes armés venant de la frontière avec le Tchad avait été signalé le vendredi 15 juin à Kabo. Ils auraient passé à travers les villages Béili, Sabo, Maïtikoulou pour atteindre la ville de Markounda à l’extrême Nord du pays.
Mais depuis plus de trois semaines, plus de 200 cents personnes armées circulent dans l’Ouest du pays. Cependant, dans les sous-préfectures de Bossembélé et de Boali, plus proche de Bangui, des hommes armés soupçonnés d’être des éléments du chef rebelle tchadien, Baba-Laddé sèment la terreur. Ils ont attaqué, la semaine passée, le village de Zoubara, à 17 km de Bossembélé.





