Bria : Point de vue de la population sur les réponses humanitaires
Bria, 17 août 2012 (RJDH) – A quelques jours de la célébration de la journée internationale de l’aide humanitaire, certains habitants de sous-préfecture de Bria (Nord-est) se prononcent sur la qualité de l’aide humanitaire reçue au courant de l’année.
Pour la plupart des personnes, certaines réponses humanitaires ne sont pas adaptées aux besoins de la population entre 2011-2012. D’autres critiquent ‘’l’inaction et l’inefficacité’’ de certaines structures humanitaires face aux problèmes de la population de la ville de Bria, pourtant victime de plusieurs conflits.
« Pour le moment la plupart des organisations humanitaires ne consacrent leurs activités qu’à la sécurité alimentaire ; alors que nous avons de sérieux problèmes d’accès à l’eau potable. La population consomme de l’eau sale. Parfois on ne voit pas l’importance de leur présence dans la ville », a déclaré le chef du quartier Gobolo.
Une femme déclare sous couvert de l’anonymat que les hôpitaux ne disposent pas d’assez de médicaments et plusieurs enfants souffrent de paludisme et autres maladies, alors qu’il y’a dans la ville des organisations qui travaillent dans ce domaine.
Nombreux sont également des personnes qui apprécient l’intervention des différentes structures humanitaires à Bria, après le conflit intercommunautaire qui a opposé les ethnies goula et rounga, en septembre 2011.
Ces interventions ont permis de soulager les milliers de personnes déplacées en matière d’alimentation. Les enfants déplacés avaient également reçu des fournitures scolaires pour leur permettre de poursuivre leurs études. Les victimes de ce conflit avaient également reçu des médicaments, des ustensiles de cuisine, des bâches, des puits ont aussi été chlorés en leur faveur.
Dans la même optique les personnes déplacées ont été accompagnées par les humanitaires pour leur retour ou leur réinstallation. Des établissements scolaires ont été réhabilités.





