Bangui : Mauvaises conditions d’abattage des bœufs constituent un danger pour la santé
Bangui, 21 août 2012 (RJDH) – La consommation de la viande de bœuf abattu dans de mauvaises conditions hygiéniques, peut entraîner beaucoup de maladies chez l’homme, a fait observer Noël Foimboulé, technicien de santé à l’hôpital de Bouar (Ouest).
Depuis un certain temps, la population des sous-préfectures de Bouar, Kaga-Bandoro (nord), Bria (centre-est) et Berberati (ouest), se plaint du fait que les bêtes sont abattues à même-le –sol, à cause du manque d’abattoir.
« Les conséquences qui découlent de la consommation de la viande de bœuf abattu dans ces conditions sont entre autres la contraction des maladies telles que la tuberculose, la malformation congénitale et la prolifération des vers intestinaux à l’exemple de ténia », a indiqué Noël Foimboulé.
Le délégué des bouchers au marché central de Bouar, René Ben-Poko, a fait savoir que la dégradation de l’abattoir est intervenue après le disfonctionnement de l’agence de la Société de distribution d’eau centrafricaine.
La ville de Bria se trouve aussi dans la même situation. L’abattoir a été construit en 1968, mais depuis lors, il n’a jamais été réhabilité. « La Terrace est couverte de trous remplis d’eaux stagnantes. Ces eaux développent des larves d’asticots. C’est pourquoi les bouchers sont obligés d’abattre les bœufs à même-le-sol », a expliqué un agent de perception de la société de gestion des abattoirs de la ville de Bria.
Selon un agent d’hygiène de Kaga- Bandoro, l’abattoir devrait être un lieu bien propre. Mais le constat est que les autorités ne s’intéressent pas à sa réhabilitation. « Situé à 15 mètres de la rivière Gribizi, cet emplacement constitue un danger pour la santé de la population. Car certaines personnes utilisent l’eau de la rivière pour faire la vaisselle ».
A Berberati, la situation reste inchangée après la grève des bouchers depuis le mois de juillet. Ils ont réclamé de la Société d’Etat de gestion des abattoirs, la réhabilitation de l’abattoir.





