Boali : Un calme précaire dans la ville en dépit d’une présence militaire renforcée
Boali, le 27 août 2012 (RJDH) – Une partie de la population de Boali s’inquiète toujours de la sécurité, en dépit du renforcement du détachement militaire. Mais pour d’autres, cette forte présence militaire est le signe d’un retour progressif au calme après de nombreuses attaques d’hommes non identifiés.
« Le calme n’est pas du tout revenu dans la ville de Boali. C’est un calme précaire. Nous sommes des cultivateurs, mais nous ne pouvons plus vaquer librement à nos activités, de peur d’être enlevé par ces bandes armées », a témoigné un chef de famille sous couvert de l’anonymat.
José Ndoh, un habitant de la ville de Boali souhaite que les forces de défense et de sécurité pourchassent les hommes armés qui manœuvrent dans les villages périphéries. « Nous souhaitons que les patrouilles militaires ne se limitent pas seulement dans la ville de Boali. Les éléments des FACA doivent poursuivre ces hommes armés dans les villages où ils ont commis des exactions, afin de mettre fin à cette situation d’insécurité », souhaite-t-il.
Nombreux sont ceux qui espèrent que les patrouilles militaires peuvent calmer la situation. « Les jeunes de la zone, en collaboration avec les éléments de FACA, ont pu arrêter un des bandits qui s’était échappé. Nous pensons que son arrestation va permettre aux autorités de retrouver les traces des autres complices et mettre fin à cette insécurité », témoigne Jean-Louis Ndouga.
D après les informations, le présumé coupeur de route qui a été blessé le mercredi 22 août par un groupe de jeunes constitué en auto-défense, à sept kilomètres de la ville de Boali, a été arrêté, le samedi 25 août, au centre de santé du village de Bogula, alors qu’il cherchait à soigner ses blessures.
Depuis plus d’un mois, un groupe d’hommes armés non identifiés ont attaqué des villages périphériques et la ville de Boali, où des personnes ont été tuées d’autres ont été enlevées, des biens de la population ont été également emportés.





