Bangui : Plus de 10 000 personnes affectées par les pluies torrentielles
Bangui, 14 sept. (RJDH)–Plus de 10 000 personnes sont affectées par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la République centrafricaine, et souvent accompagnées d’inondations, entre le mois d’août et le mois de septembre.
Le bilan présenté ce vendredi par la Croix-Rouge nationale fait état d’environ 9000 personnes affectées dans les différents arrondissements de Bangui. Les arrondissements de la capitale, les plus touchés par cette catastrophe sont les 2e, 3e, 4e, 5e et 8e arrondissement, ainsi que la commune de Bégoua. Dans ces localités la Croix-Rouge affirme avoir enregistré quatre morts et 21 blessés.
Quelques régions du pays sont également touchées. Il s’agit de la ville de Paoua (nord) où près de 4000 personnes sont affectées, la ville de Mbaïki (sud) où plus de 450 victimes sont enregistrées.
D’après les informations collectées auprès de la ville de Ndélé (nord-est), deux personnes ont été blessées suite à l’écroulement de leur maison, sous une pluie qui s’est abattue sur la ville du 4 au 7 septembre. On note également une trentaine de personnes sans-abri et 60 maisons détruites.
Dans la ville de Bakouma (sud-est), la pluie qui a commencé à tomber depuis le 7 septembre continue de faire des victimes. Environ 80 ménages sont sans-abri, d’après le secrétaire général de la sous-préfecture, Serge Koguéné. A Zémio (sud-est), il y a débordement des marigots, empêchant la population d’aller au champ, ni au marché.
« Le pont qui lie les deux parties de la ville a été immergé. Les habitants de la partie nord de la ville ne peuvent pas traverser pour aller au marché central. Il est aussi difficile de se rendre au champ à cause de la montée de ces eaux », a témoigné Salemon Sandji, un habitant de Zémio.
Janette Yatikio, une vendeuse de légumes a pour sa part indiqué que cette catastrophe a perturbé les activités économiques. « Nous ne pouvons pas traverser le pont pour aller vendre nos légumes à cause du pont qui a été immergé, seuls les véhicules et les motos peuvent traverser », a-t-elle souligné.
Dans certaines régions, les victimes ont été accueillies par des parents ou des voisins et d’autres sont obligés de retourner aux champs pour attendre la saison sèche afin de construire leurs maisons détruites.





