Kabo : Le prix des denrées alimentaires est en hausse
Kabo, 17 septembre2012 (RJDH) – Le prix des denrées alimentaires, notamment le manioc et la viande de bœuf, est en hausse dans la ville de Kabo (nord) et les villages environnants. Cette difficulté est liée à l’insécurité et aux catastrophes naturelles dont la localité a été victime ces trois deux dernier mois.
D’après le constat fait par le correspondant du RJDH sur place, sur les marchés de la Kabo, la cuvette de manioc se vend à 4000 FCFA au lieu de 2000 F CFA. Un morceau de viande de bœuf qui coûtait 200 FCFA se vend actuellement à 750 FCFA.
« Le prix de manioc a augmenté parce qu’une partie de la population paysanne qui se trouvait dans les périphéries de la ville de Kabo, a fui les villages pour retourner en ville à cause de l’insécurité. Ces derniers n’ont pas la possibilité de cultiver c’est pourquoi les rares produits sont devenus chers », a expliqué Romaine Gotoumta, une vendeuse de manioc.
Elle poursuit en ajoutant que des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Kabo ont occasionné des inondations de plusieurs hectares de champs. Et cette situation a eu des répercussions négatives sur les récoltes des produits vivriers et le rouissage de manioc.
De son côté, Edmond Ngoupéndé, boucher au marché central de Kabo, a précisé que durant le premier trimestre de l’année en cours, un bœuf coûtait 150 000 FCFA. Mais à cause des attaques perpétrées par des hommes armés non identifiés, les éleveurs se sont retirés à 50 kilomètres de la ville, d’où la rareté des bœufs.
« Nous ne pouvons pas nous déplacer très loin dans la brousse pour acheter les bœufs, de peur d’être attaqués. En plus, les eaux des cours d’eau ont débordé à cause des pluies à répétition, cela a rendu très difficile le déplacement des éleveurs avec le bétail», a-t-il ajouté.
En vue de trouver une solution à ce problème de cherté de la vie, les autorités communales ont organisé une réunion de négociation, la semaine dernière, avec les responsables des quartiers, des villages ainsi que les représentants des commerçants. Mais cette initiative a échoué.





