Bangui : Il n’y aurait pas 3000 éléments du FPR en Centrafrique

Bangui, le 10 octobre 2012 (RJDH) – Le nombre des éléments de l’ex-rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) d’Abdel Kader Baba-Laddé présents sur le sol centrafricain n’atteint pas 3000 personnes. L’hypothèse a été émise le 9 octobre, par Firminho Ferreira, chargé de communication du comité  de rapatriement de ces hommes.

Firminho Ferreira répondait ainsi à l’inquiétude de la population qui se demande si les 3000 hommes annoncés par Baba-Laddé le 8 septembre dernier à Ndjamena pourront tous regagner leur pays le Tchad.

Pour lui, le chiffre revendiqué par Baba-Laddé est au-dessus de la réalité. « C’est un peu exagéré le chiffre. Nous pensons peut-être à un millier d’hommes. En fixant ce chiffre, Baba-Laddé voulait peut-être opérer une dissuasion. Nous avons aussi connu des cas similaires avec certaines rébellions centrafricaines, lors du processus de Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Celles-ci avaient donné des chiffres élevées de leurs éléments, mais dans la vérification le nombre était toujours en-dessous », explique-t-il.

Il précise que l’essentiel est que « ces hommes aient la volonté de rentrer dans leur pays, afin de laisser en paix la population centrafricaine qui a déjà trop souffert à cause des armes ». Les premiers éléments de cette rébellion ont été remis aux autorités tchadiennes, avant-hier, en présence de leur chef.

L’opération se poursuit encore, en dépit du délai imparti qui est arrivé à expiration. Une dizaine d’entre eux, constitués en majorité des femmes et des enfants se sont présentés le lundi 8 octobre, et sont logés en ce moment à la mairie de Bambari (centre), en attente de leur rapatriement.

« Nous habitons très loin dans la brousse.  Le véhicule de rapatriement était parti avant notre sortie. C’est pourquoi nous avons pris  un véhicule de transport en commun pour descendre à Bambari  attendre notre rapatriement », a  fait savoir une des 18 personnes.

Amasséka Obin, premier adjoint au maire de la ville de Bambari  a précisé que sa structure n’a pas de moyens suffisants pour prendre en charge ces éléments. Toutefois il fait appel aux structures impliquées dans le processus du rapatriement de s’en occuper.

Alors qu’à Kabo, une source militaire a confié au RJDH que deux éléments auraient fui pour échapper au rapatriement. Mais le document signé à Ndjamena atteste que « tous les éléments récidivistes seront considérés comme des cibles militaires et encourent tous les risques ».

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