Bangui : Avis partagé des Centrafricains sur la peine de mort

Bangui, 11 octobre 2012 (RJDH) – lors que la société civile plaide pour l’abolition de la peine de mort en République centrafricaine, le législateur n’a pas encore voté la loi y relative.  C’est autour du thème « Regards centrafricains sur la peine de mort », qu’une discussion s’est ténue, le mercredi 9 octobre,  entre le public et le comité de réflexion sur l’abolition de cette peine.

Cet échange a été organisé à l’occasion de la célébration du 10ème anniversaire de la journée mondiale contre la peine de mort, à l’initiative conjointe du Bureau intégré des Nations Unies en Centrafrique, l’ambassade de France et de l’Union européenne.

« Si les brigands cessent de tuer, la peine de mort peut être abolie en République centrafricaine. Enlever la peine de mort c’est favoriser les multiples cas de tueries et des braquages dans la ville », a déclaré un député de la nation au cours des échanges.

Celui-ci évoque le dysfonctionnement de l’appareil pénitentiaire qui  n’arrive pas à contraindre les condamnés à purger correctement leurs peines.  « Une fois condamné et détenu dans une maison pénitentiaire, quelques jours plus tard,  le coupable recouvre la liberté et continue à commettre les mêmes dégâts », a-t-il ajouté pour défendre son argument relatif au maintien de la peine de mort.

Pour Me Hyacinthe Bruno Gbiégba, président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et la peine de mort, la RCA est un pays abolitionnisme,  et « nous demandons au gouvernement de prendre un texte pour abolir la peine de mort ».

Selon lui, la peine de mort est l’expression de la vengeance, alors que la justice a été initiée par l’homme pour permettre à celui qui a commis une faute de se corriger et de se ‘’resocialiser’’. En appliquant la peine de mort, on ne donne pas de chance à la personne condamnée de changer.

Pour certains citoyens, la peine de mort est une bonne disposition, même si  depuis 31 ans, elle n’est plus appliquée en République centrafricaine. « La peine de mort  fait partie intégrante de la Constitution centrafricaine et on doit en faire usage », a fait savoir Robert Danwé, participant à cette rencontre.

Me Alain Dominic Panguidji, président du comité de réflexion sur l’abolition de cette peine, a fait savoir qu’un nouveau projet de loi relatif à l’abolition de la peine de mort est déjà initié par le gouvernement et sera soumis à l’Assemblée nationale pour adoption.

« Toutefois, il y’a une peine de substitution qui consiste à soumettre les condamnés aux travaux forcés à perpétuité, mais cette peine aussi reste à revoir », a-t-il ajouté.

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