Bangui : Les effets du changement climatique peuvent être prévenus
L’adaptation aux effets du changement climatique est un problème local. Cette situation concerne chaque pays qui subit les conséquences des effets du changement climatique, entre autres les inondations et la sécheresse, a fait observer Hyacinthe Banseka, expert venu du Cameroun, à l’issue d’un colloque organisé par l’Université de Bangui. Le colloque s’est déroulé autour du thème « le défis de l’eau et l’adaptation au changement climatique ».
Les experts ont fait savoir dans leurs exposés pendant le colloque que ces problèmes qui se présentent dans chaque pays africains, peuvent être attaqués d’une manière préventive. Cela consiste à mettre en place un système d’alerte précoce, en faisant fonctionner le réseau des stations météos et des stations hydrauliques. Pour eux, c’est une action prioritaire.
Hyacinthe Banseka pense que cela demande l’implication de chaque couche sociale, à savoir le service de la météorologique, la population locale et le politique. « Le service de la météo doit prévenir la population sur le climat, parce que si l’on n’est pas capable de prévenir le climat, l’on ne peut pas gérer la sécheresse ni les inondations », a-t-il ajouté.
« Dans cette situation la population doit aider la météorologie pour les observations », a mentionné l’expert camerounais. Pour lui, la population doit protéger les matériels de la météo en évitant le vandalisme.
Les experts ont également demandé aux gouvernements de chaque pays de prendre conscience de l’importance de la météo et de mettre à la disposition de ce service des moyens adéquats. « Il faut un financement consistant et approprié. C’est le défis majeur pour l’Afrique central », demandent-ils.
Hyacinthe Banseka, a par ailleurs précisé que si les mesures préventives ne sont pas prises en cas d’inondation ou de sécheresse, le mieux sera de chercher à vite remédier à cette catastrophe.
« Pour l’agriculteur quand il y a la sécheresse, celui-ci cherche à installer les pompes ou les engins à motricité pour irriguer l’eau. C’est une technique d’adaptation mais ces machines coûtent chères. S’agissant de l’inondation le mieux à faire c’est de chercher à savoir son origine », a fait observer Hyacinthe Banseka.
Le colloque a été organisé du 25 au 26 octobre à Bangui. Il a regroupé les scientifiques venus plusieurs pays d’Afrique. L’objectif visé par cette assise est de trouver des stratégies d’adaptation locale au changement climatique à l’échelle africain.





