Bangui : Eric Massi pourrait être poursuivi s’il n’est pas Centrafricain
Bangui, 4 janvier (RJDH)–Si les faits étaient avérés qu’Eric Massi, porte-parole des rebelles du Séléka, n’était pas Centrafricain, il pourrait être poursuivi devant des juridictions internationales, comme préconise la Coalition des patriotes contre la rébellion armée (COCORA), qui veut lancer une pétition à cet effet pour ‘’usurpation de la nationalité centrafricaine. Cette explication a été donnée ce vendredi 4 janvier par un juriste, enseignant à l’Université de Bangui, interrogé par le RJDH et qui a requis l’anonymat.
Celui-ci explique que des dispositions allant dans ce sens sont prévues dans le Code pénal centrafricain et même celui de la France. Une poursuite judiciaire contre personne ayant usurpé une nationalité est donc possible, si l’accusateur a toutes les preuves.
« Il y a des conditions à remplir pour avoir la nationalité centrafricaine, par le sang, par la naturalisation et par adoption. Si Eric Massi n’a pas rempli toutes ces conditions, la coalition des jeunes de COCORA peut bien le poursuivre devant les tribunaux centrafricains et français », a-t-il relevé.
En effet, Lévy Yakété, leader de cette coalition des jeunes proches du pouvoir, a annoncé lundi dernier son intention de lancer une pétition nationale qui doit aboutir à la poursuite judiciaire internationale d’Eric Massi, porte-parole de Séléka, pour ‘’usurpation de la nationalité centrafricaine’’.
Pour Lévy Yakété, la personne mise en cause et qui coordonne la rébellion de Séléka n’est pas un Centrafricain d’origine.





