Bangui : Une délégation de la société civile part pour Libreville
Bangui, 09 Janvier (RJDH)–Une délégation de la société civile centrafricaine a quitté Bangui ce matin à destination de Libreville au Gabo. La délégation apporte un message des membres de la société civile aux parties prenantes des pourparlers relatives à la crise centrafricaine qui se tiennent dans la capitale gabonaise.
Le secrétaire général adjoint de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme (OCDH), Fulgence Zeneth, a fait savoir que l’équipe dépêchée à Libreville va « clamer haut et fort à travers le monde entier, un message dans lequel la société civile veut que les négociations de Libreville soient consacrées uniquement à la signature d’un accord de cessez-le feu, à l’ouverture des couloirs humanitaires et à la fixation de la date d’un vrai dialogue national qui se déroulera à Bangui, en République centrafricaine ».
S’agissant du statut d’observateur réservé à la société civile par les chefs d’Etats de la Communauté économique des états de l’Afrique centrale (CEEAC), dans les discussions, Fulgence Zeneth a précisé que la dernière résolution du conseil de sécurité des Nations-Unies a demandé que toutes les parties intéressées doivent participer activement aux négociations, car c’est une crise qui concerne tout le peuple centrafricain.
« Au nom de quoi la CEEAC peut réduire la société civile au rang d’observateur ? La crise est sérieuse, elle est profonde, les politiques seuls ne peuvent pas la résoudre. Nous devons apporter notre modeste contribution pour que le pays puisse sortir de la situation actuelle », a-t-il précisé.
Il a ailleurs déploré le fait que certaines parties ne sont pas prises en compte et qu’il n’y a pas un agenda clair, établi au préalable pour permettre le bon déroulement des activités de négociations.
« Depuis la semaine passée nous n’avons pas cessé de dénoncer l’amateurisme de la CEEAC dans la préparation de cette importante réunion consacrée à l’avenir de la République centrafricaine. On ne peut pas s’amuser à jouer impunément avec la vie de 4,5 million de centrafricains », a martelé Fulgence Zeneth.
En début de semaine, la société civile s’est abstenue de la participation à ce dialogue à cause du statut d’observateur que lui avait donné par la CEEAC. Selon un membre de la société civile qui a requis l’anonymat, « nous ne voulons pas être seulement observateur, car d’après tout ce que les politico-militaires vont dire, la répercussion tombera sur la société civile, donc nous devons avoir nos mots à dire ».





