Bangui : Difficile début des pourparlers de Libreville

Bangui, 10 janv. 13 (RJDH) – Les pourparlers de Libreville (Gabon) visant une sortie de  crise  en République centrafricaine  ont commencé   le mercredi  9 janvier. On note déjà  une divergence  des points de vue entre les protagonistes.  La délégation de la coalition Séléka qui est arrivée dans la salle des discussions à deux heures du retard a quitté les lieux tard dans la soirée.

Pendant les débats, la coalition rebelle de la Séléka reste ferme sur les exigences exprimées au préalable à savoir le départ du président François Bozizé du pouvoir, sa traduction devant la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité et la mise en œuvre des Accords de paix globale de Libreville  de 2008.

L’opposition démocratique a quant à elle, exigé comme condition sine qua non de sortie de crise, la suspension de la Constitution, la démission du président  François Bozizé, la dissolution de l’Assemblée Nationale ainsi que le gouvernement.

Elle propose également l’instauration d’une période de transition, dont la durée n’excédant pas 36 mois et qui prendra fin avec l’organisation des élections générales, la désignation d’un président de la transition, la mise en place d’une Assemblée Nationale de transition et la formation d’un gouvernement de transition.

Pour l’opposition, les responsables des institutions de la transition tels que le président de la République, le président de l’Assemblée Nationale de transition et le Premier ministre s’engageront à ne pas être candidat  aux élections  qu’ils vont organiser.

Des exigences balayées d’un revers de main par la délégation du pouvoir de Bangui. Celle-ci affirme que le président Bozizé a été élu par le peuple centrafricain et qu’il lui reste trois ans pour terminer son mandat.

« Nous n’allons pas nous laisser faire et nous aussi sommes fermes, le président ne va pas démissionner », a affirmé une source proche de la délégation du pouvoir, contactée depuis Libreville, par le RJDH.

Pour les rebelles, l’accord du cessez-le-feu est conditionné à la satisfaction de leur revendication. Pendant ce temps, la présence des éléments du Séléka est signalée à 10 kilomètres de la ville de Damara, ligne de démarcation tracée par la Force multinationale de l’Afrique centrale.

Une rencontre des chefs d’Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale est prévue  ce jeudi 10 janvier en fin d’après-midi à Libreville.

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