Bangui : Une situation alimentaire inquiétante dans villes occupées par les rebelles de Séléka

Bangui, 11 janv. 13 (RJDH) – La situation alimentaire de la population des villes sous contrôle rebelles est préoccupante à cause  de la fuite de nombreuses personnes dans la brousse. C’est la déclaration faite le jeudi 10 janvier par Rokhaya Daba Fall,  représentante de l’organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Selon elle, le déclenchement des hostilités entre les rebelles de la coalition « Séléka » et les forces armées centrafricaines et l’annexion par la rébellion de nombreuses localités ont provoqué la fuite de populations, abandonnant leurs lieux et moyens de production. « La FAO est particulièrement inquiète du sort des agriculteurs et des éleveurs qui ne peuvent plus accéder à leurs exploitations en raison de l’insécurité grandissante », a-t-elle ajouté.

Pour la représentante de la FAO, les localités occupées par les rebelles correspondent à d’importantes zones de production et d’échange. « Les préfectures situées dans les zones de conflit à savoir la Ouaka, la Kémo,  la Nana-gribizi, l’Ouham,  la Haute-Kotto, la Basse-Kotto, le Bamingui-Bangoran et la  Vakaga, contribuent normalement à plus de 53% de la production agricole nationale. Ce qui laisse augurer un recul drastique de la production agricole du pays », a expliqué Rokhaya Daba Fall.

Elle a également précisé que dans les zones de conflits actuelles, la situation est préoccupante compte tenu de l’impact des affrontements en cours, particulièrement dans des villes de Kaga-Bandoro, de Bambari, de Sibut et Damara, où des centaines de milliers de personnes ont fui dans la brousse. Les réserves de semences de céréales stockées dans les greniers ont été pillées et les tubercules de manioc arrachées dans les parcelles. De même, le petit élevage est décimé et les éleveurs de gros bétail sont pourchassés et dépouillés de leur cheptel.

« La baisse de la production vivrière et la hausse des prix notées depuis le début du déclenchement des hostilités devraient se répercuter sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle de l’ensemble du pays, et aggraver celle des ménages vulnérables. La majorité des centrafricains vivant en situation de grande pauvreté sont tributaires de l’agriculture et en tirent une partie importante de leurs moyens d’existence », a conclu la représente de la FAO.

Le prix des denrées alimentaires est également en hausse dans la ville de Bangui. Cette flambée est liée à l’occupation d’une dizaine de villes qui ravitaillent la capitale en produits agricoles, par les rebelles de la coalition Séléka depuis un mois. Sur les marchés de la place, les aliments sont également rares.

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