Bangui : La société civile réclame un dialogue inter-centrafricain
Bangui, 12 janv. 13 (RJDH) – Les organisations de la société civile réclament la tenue à Bangui d’un dialogue inter-centrafricain pour la résolution des crises depuis 1980 jusqu’à ce jour. Après celui qui s’est déroulé à Libreville au Gabon, cette demande est exprimée, le vendredi 11 janvier, par Maître Edith Douzima-Lawson, coordonatrice de cette structure lors d’un point de presse.
Maitre Edith Douzima-Lawson explique que ce dialogue réclamé par la société civile va permettre à toutes les couches sociales de parler des problèmes qui entravent le développement de la République centrafricaine depuis les indépendances.
Selon elle « en dehors du séminaire national de réflexion organisé par l’ancien David Dacko, toutes les initiatives successives de dialogue organisées à Bangui ont échoué, à cause du manque de sincérité des acteurs dans le souci de tout caporaliser. Le manque du respect de la parole donnée ceci par la faute des mécanismes de suivi, ou de mobilisation conséquente des ressources nécessaires ».
Dans ses interventions, elle a par ailleurs dénoncé le cas d’enlèvements, d’exactions et d’assassinats commis par les deux parties en conflits durant la crise déclenchée le 10 décembre. Le discours à la haine de certains responsables des ONG de la jeunesse non reconnues par les textes juridiques du pays, l’installation des barrières par des jeunes sur les principales artères de Bangui ont été également déplorés par la coordonatrice de la société civile.
Me Douzima a appelé les protagonistes centrafricains qui se sont rendus à Libreville à impliquer la société civile dans le comité de suivi des accords qui ont été signés. Elle a par la même occasion demandé l’ouverture des couloirs humanitaires afin de permettre aux structures d’assister la population civile victime des conflits, ainsi que la fixation d’une date pour un dialogue entre centrafricains.
S’agissant de la question du non participation de la société civile centrafricaine aux pourparlers de Libreville, Maitre Douzima a réaffirmé à la presse que la place réservée à cette structure n’est pas du tout digne, toute fois une délégation composée de trois personnes sont parties à Libreville apporter le message de la société civile.





