Bangui : 2 jours d’enseignement sur 6 à l’école de Gobongo

Alors que le gouvernement affirme engager la réforme du  système éducatif centrafricain, l’on constate encore des faits indésirables  dans certains établissements primaires de Bangui.

« Je viens à l’école tous les lundis et samedis de 6h à 12h », a confié Stéphane, 11 ans,  élève en classe de CM1 B de l’école Gobongo, interrogé par le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme (RJDH), et ce, depuis la rentrée scolaire 2011-2012.

Deux jours d’enseignement par semaine ! Voilà le constat fait dans cet établissement situé dans le 4ème arrondissement de Bangui. Dans cette école où l’on peut compter environ 1494 élèves pour la section garçon B, les heures de cours sont extraordinairement réduites, hypothéquant ainsi la formation des enfants. Même si le directeur de cette section, André Ngaté, affirme que l’établissement dispose de « tous les documents adaptés pour les différents niveaux pour permettre aux élèves de bénéficier d’un enseignement efficace ».

En dehors de cette réduction d’heures d’enseignement, il y a également le phénomène de « jumelage » de classe, faute de d’infrastructures d’accueil, selon André Ngaté. Mais au sein de l’établissement, l’on constat la construction de nouveau bâtiment financés par la Banque mondiale.

« Avec ces nouveau bâtiment nous pourront obtenir les salles supplémentaires afin de plus jumeler les classes », estime le directeur.

Claude Binguinimi, un  parent d’élèves de ladite école se dit préoccupé par cette situation et affirme ne pas comprendre le phénomène. « Ce n’est pas normal que les enfants ne bénéficient  que de 2 jours d’enseignement par semaine. Avec  ça le programme pédagogique ne peut être respecté et la formation au rabais va toujours continuer », a-t-il souligné.

Selon le chef de la circonscription scolaire de Bangui1, cette réduction d’horaire de cours n’est que temporaire et que les choses redeviendraient normales dès que les travaux de construction des nouveaux bâtiments scolaires s’achèveront.

« Au lieu que les enfants restent à la maison pendant toute la durée des travaux, la circonscription scolaire de Bangui1 a trouvé un palliatif en reversant les enfants  à l’école des filles. C’est une réalité que nous essayons de gère parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives », a-t-il expliqué. 

Mais cette justification ne convainc pas certains parents. « On ne peut pas attendre que les cours démarrent avant d’entamer des travaux de construction des bâtiments. Ce sont des choses qui doivent se faire pendant les vacances. Les enfants ne rattraperont jamais le temps qu’ils sont en train de perdre », a relevé un parent d’élève qui a requis l’anonymat.

André Ngaté, directeur de l’école Bobongo garçon B reconnais que cette situation a une répercussion sur l’éducation des enfants. « C’est un handicap pour les élèves. Nous avons un programmé élaboré sur (9) neuf mois, mais avec tous ce que nous connaissons, les enfants sont très en retard », a-t-il souligné.

Pour lui, si les parents d’élèves d’avis il faudrait, une fois les travaux finis organiser des séances de rattrapage pour permettre aux enfants de combler ces vides, annonçant que les travaux  devraient terminer à la fin du mois de février. Mais en attendant, la formation des enfants est compromise.

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