Bangui : L’Université doit adapter la formation des médecins aux besoins de la population (Recteur)

Les nouveaux médecins, Photo/RJDH

La Faculté des sciences de la santé se doit d’examiner les besoins en soin de santé en vue de produire le personnel nécessaire dont le pays a besoin, parce que le constat est que le ratio médecin-population est très faible, a déclaré ce matin le recteur de l’Université de Bangui Georgette Débalé.

C’était à l’occasion de l’intronisation de 18 nouveaux médecins généralistes de la 26ème promotion et de la remise de diplôme à l’unique récipiendaire du Diplôme d’études spécialisées (DES) en Biologie médicale de la 2ème promotion, financé par la coopération française et exécuté grâce à l’encadrement technique et scientifique de  l’Institut Pasteur de Bangui.

« Si nous faisons le ratio par spécialité,  le constat est encore plus amer. Je peux affirmer que le nombre des spécialistes est notoirement insuffisant en Centrafrique. Dans tous les domaines médicaux, nous n’avons pas encore tous les spécialistes. Si nous cherchons à rapprocher ces médecins spécialistes au nombre de régions ou aux zones urbaine et rurale, nous risquons la crise de nerfs ; d’ailleurs il y a des régions où il n’y a personne pour prendre soin de la population», a déploré le recteur.

Georgette Débalé s’est par ailleurs félicitée de l’ouverture d’études spécialisées dans les différentes branches de médecine à l’Université de Bangui. Toutefois, elle a regretté le nombre très limitée des bénéficiaires de cette formation. « Ce déséquilibre dans le nombre de médecins et dans le nombre des spécialistes est un des défis majeurs que notre institution se doit de relever », a relevé le recteur.

Ces nouveaux médecins dont 5 femmes ont été intronisés après avoir soutenu leurs différentes thèses devant des jurys internationaux présidés par le Professeur Jean-Paul Franck venu de Lilles en France.  Parmi les 18, il y a 3 Camerounais, 1 Tchadien et 1 Nigérian.

Le Doyen de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Bangui, le Professeur Gérard Grézénguet, a expliqué que ces différentes thèses de doctorat ont un caractère très particulier dans le cadre du fonctionnement de la formation des diplômes spécialisés de Pédiatrie, de gynécologie obstétrique entamée au mois d’avril 2011 et dont la validation de la première année est prévue dans les prochains jours.

Depuis sa création, l’Université de Bangui a formé 459 médecins dont 392 de nationalité centrafricaine et 67 étrangers, notamment Béninois, des  Burundais,  des Camerounais, des  Congolais, des Guinéens, des Nigérians, des Rwandais, des Tchadiens et des Français.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

  • Entrez votre adresse email pour suivre ce blog et recevoir les notifications de nouveaux messages par email.

    Rejoignez 4 471 autres abonnés

  • RJDH – RCA

  • Avec le soutien de:

  • Internews

    Internews est une organisation internationale à but non lucratif dont la mission est de supporter les médias locaux dans le monde entier pour donner aux gens les nouvelles et les informations dont ils ont besoin, la possibilité de se connecter et les moyens de faire entendre leur voix. Internews soutient financièrement le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme et il n'est pas responsable des choix éditoriaux que le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme fait en termes de contenu.
%d blogueurs aiment cette page :