Bangui : Des femmes centrafricaines à la recherche de leur autonomie

Pauline Guéréguouédo au milieu devant le stand de poisson salé

Dans la cour de la cathédrale Notre Dame immaculée conception de Bangui, des femmes exposent et vendent des produits de leurs efforts qui leur permettent de vivre au jour le jour dans leur ménage.

Comme de coutume, l’esplanade de la cathédrale Notre Dame de Bangui reçoit une exposition-vente des femmes à l’occasion de la fête du 8 mars. Des stands sont installés tous azimuts avec des produits de toute nature. Ce rendez-vous regroupe des femmes venues de l’intérieur du pays et celles des associations des femmes de toutes les confessions religieuses de Bangui.

« Ce qui est intéressant est que nous arrivons à produire malgré les difficultés, et nous en sommes fières », a témoigné Suzanne Inguéré de la coordination diocésaine des femmes catholiques de  Bossangoa qui expose le miel, le jus de citron pressé, du savon à fabrication artisanale, des feuilles de maniocs séchées.

Pour elle, il existe aujourd’hui beaucoup de chose que les femmes doivent faire pour leur autonomisation au lieu de continuer de « pleurnicher»,   d’accuser les hommes. « J’invite les filles qui ne mènent aucune activité génératrice revenue (ARG) à se rapprocher de leurs  mamans qui sont dans des associations afin d’apprendre à être autonomes » a-t-elle ajouté.

Mais dans ces initiatives pour leur autonomisation, les difficultés ne manquent pas : des  matérielles,  financières et autres. Suzanne Inguéré a cité entre autres  la rareté de l’huile de palme pour la fabrication du savon artisanale, un des difficultés que rencontre fréquemment l’association des femmes de Bossangoa.

« Je sollicité l’appui des partenaires à venir en aide à notre association qui regroupe des femmes mariées, des célibataires et des femmes des différentes confessions religieuses pour nous permettre d’atteindre notre objectif principal qui est l’auto prise en charge de la femme rurale», a-t-elle lancé.

Dans un autre stand, sont exposé du poisson salé du groupement des pêcheurs du 7ème arrondissement de Bangui. « Donc la grande pêche est faite par les hommes, mais la  transformation se fait par les femmes qui maîtrisent ce domaine plus que les hommes. C’est dire qu’il y a parité homme et femme dans notre groupement », a confié Pauline Guérégouéndo-Gbianza, secrétaire générale et responsable de l’équipe de transformation du groupement des pêcheurs.

Elle a expliqué que la transformation de poisson est un   travail  qui nécessite de la patience ; mais dans le souci d’arracher leur autonomie économique et financière, les femmes du groupement s’engagent à braver toutes les difficultés, a indiqué Pauline Guérégouéndo Gbianza.

Selon  elle, pour que   le rêve de la parité homme et femme devienne réalité, les jeunes filles ‘’qui ont encore la force’’ doivent s’orienter dans des domaines qui ne sont tenus jusqu’ici que par des hommes. 

Mais il y a des problèmes de commercialisation. «  Les difficultés que nous rencontrons sont   la conservation du poisson pendant l’acheminement des produits depuis les lieux de pêche jusqu’à Bangui », a souligné Pauline Guérégouéndo-Gbianza.

« Nous espérons sur le ministère du plan qui sert d’intermédiaire entre les associations et les partenaires au développement, pour des appuis. Car tout ce que nous faisons, c’est grâce à nos propres moyens et la production reste très insuffisantes pour la population », a-t-elle déclaré.

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