Bangui : Deux mois aux arrêts pour deux expatriés et 11 centrafricains accusés d’assassinat

Bangui, 25 mai, (RJDH) – Ce 26 mai, il y aura deux mois que le citoyen suédois Erik Mararv, le britannique David Simpson et 11 de leurs employés centrafricains sont derrière les barreaux de la justice centrafricaine.

Les deux hommes ont été arrêtés le 26 mars dernier à la suite de la découverte des corps de 13 personnes dans un chantier minier artisanal (or et diamants), dans la zone du safari CAWA, propriété du Suédois, à Bakouma.

Le 22 mars, une équipe de safari était partie pour une opération de marquage de pistes dans la zone, en donnant comme point de repère ce chantier minier, pour permettre à son véhicule de la récupérer, car la zone se situe non loin d’une piste de transhumance.

« C’est en arrivant sur les lieux vers midi qu’ils ont découvert les corps », a expliqué une source proche de la famille des expatriés. La source a affirmé que les explorateurs, parmi lesquels se trouve David Simpson, ont d’abord alerté le patron du safari Erik Mararv, qui se trouvait à plus de 100 kilomètres du lieu du drame. Celui-ci a alors contacté la gendarmerie de Bakouma.

Le 23 mars, une équipe mixte composée des Forces armées centrafricaines et de la gendarmerie nationale a été dépêchée sur les lieux, avec les véhicules de la société CAWA. Les forces de l’ordre affirment que toutes les victimes avaient été massacrées avec des machettes.

La nuit du 24 mars, les locaux de la société CAWA ont été saccagés par la population de Bakouma, estime la même source familiale, qui soupçonnait la société CAWA d’avoir assassiné ces personnes, toutes originaires de la même localité.

La même source explique qu’Erik Mararv a dans la foulée des événements contacté un ministre à Bangui qui lui a demandé de descendre incessamment pour qu’il puisse être entendu. Le 25 mars, il se rend à Bangui et rencontre le ministre de l’administration du territoire qui, à son tour, saisit le procureur de la République qui décide alors de placer le Suédois en garde à vue pour fins d’enquête.

D’après des informations des autorités centrafricaines de justice, c’est le procureur du Mbomou qui a d’abord démarré l’enquête, avant d’être remplacé par la section des recherches et d’investigation (SRI), sur ordre du procureur de Bangui. C’est au cours de la descente de la SRI à Bakouma que 11 des employés de CAWA ont été arrêtés et ramenés à Bangui aux fins de l’enquête.

Les inculpés ont passé six semaines dans les locaux de la SRI, avant d’être placés sous mandat de dépôt le 7 mai, et transférés à la prison centrale de Ngaragba, à Bangui. Ils ont été accusés d’avoir tué les personnes dont les corps ont été retrouvés.

D’après l’un des avocats des accusés, Me Sylvain Adrien Tabangué, ses clients sont innocents et le meurtre pourrait avoir été commis par la LRA, car le 22 janvier dernier déjà, certains employés de la société ont été capturés et relâchés par ce mouvement rebelle.

Pour l’instant, les procédures se poursuivent et d’après les familles des prévenus, des délégations du consulat de Suède en poste à Kinshasa et de la Grande-Bretagne en poste à Yaoundé sont attendues mardi et mercredi prochain à Bangui.

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