Birao/Kaga-Bandoro : La population apprécie à sa manière l’aide humanitaire

Bangui, 20 août 2012 (RJDH) – À  l’occasion de la  Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque année le dimanche 19 août (l’événement aura lieu  à Bangui le mercredi 22 août), le RJDH consacre une série d’articles sur cette question. Nous avons d’abord voulu tâter le pouls des populations desservies par des organisations humanitaires, et recueillir ensuite les témoignages de quelques travailleurs humanitaires. Aujourd’hui, nous vous proposons « l’analyse des bénéficiaires de l’aide humanitaire dans le centre-nord et le nord-est, une région frappée par la crise alimentaire.

Dans la préfecture de la Vakaga (nord-est) où 45 000   personnes sont frappées de la crise  alimentaire depuis trois mois, l’action humanitaire est sévèrement critiquée. La popul         ation de Birao, chef-lieu de la préfecture, affirme ne pas comprendre qu’aucune assistance humanitaire n’ait été envisagée pour la soulager, en cette période de crise.

« Dans les autres pays, les humanitaires réagissent vite face à ce genre de situation, et on se demande pourquoi rien est fait en notre faveur depuis que la crise alimentaire a été signalée. Nous n’avons rien à manger et les enfants meurent de faim», a déploré un notable de mairie qui a requis l’anonymat.

Dans le domaine de la santé, les interventions sont également limitées. Une mère de famille explique que l’ONG International Médical Corps(IMC) appuie de temps en temps les centres de santé en médicaments. « Mais cela n’est pas suffisants parce que certains centres de santé  ne disposent presque pas de produits pour faire face à des maladies telles que le paludisme, la diarrhée, etc. qui tuent les enfants ; alors que les structures humanitaires qui œuvrent dans ce domaine sont présentes  à Birao ».

Dans la préfecture de la Nana-Gribizi, on compte également de nombreuses personnes déplacées internes qui ont fui les villages à cause des exactions des éléments du chef  de  rebelle tchadien, Baba-Laddé. Pour ce faire, ces personnes sont aussi tributaires de l’aide  humanitaire. Dans cette région, l’aide semble plus efficace.

« Les interventions humanitaires ont été très bénéfiques pour la population. Car des gens ont été soignés gratuitement par des ONG comme IMC, l’International  Rescue Commette. Ils ont reçu et reçoivent encore des la nourriture  distribuées par le Programme Alimentaire Mondial », a témoigné Jean Claude Mamadou, chef du quartier Baïpou, à Kaga-Bandoro.

La population cite aussi la distribution par le Comité international de la Croix-Rouge, il y a deux semaines, de la nourriture et d’autres outils tels que des ustensiles de cuisine, des couvertures des bâches, etc., aux déplacées.

La  journée mondiale de l’aide humanitaire a été instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies en référence à l’attentat, du 19 août 2003, au Siège de l’ONU à Bagdad, en Iraq, qui a causé la mort de 22 membres du personnel de l’organisation. Les célébrations sont faites à travers le monde en date du 19 août.

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