Bangui : Des journalistes formés à la lutte contre la traite des personnes

Bangui, 20 novembre (RJDH)–Au total 40 journalistes venus des radios communautaires de la presse écrite, ont pris part, ce mardi, à un atelier de formation sur la traite des personnes. C’est une occasion pour ces hommes de médias d’acquérir des connaissances pouvant leur permettre de relayer des informations de qualité sur la traite des personnes qui existent en République centrafricaine.

 Cette rencontre est une initiative de l’ONG International Partnership for development (IPDH), en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les droits de l’homme en Centrafrique (RJDH). Elle a permis de comprendre que le phénomène de la traite des personnes existe dans la société centrafricaine, mais il est très peu de connu de la population.

Dans les différents exercices, les journalistes centrafricains ont essayé de faire une cartographie des zones du pays où cette pratique est le plus développé. Les résultat montrent que les cas d’exploitation sexuelle, de travail forcé, de prostitution, qui sont aussi quelques unes des formes de la traite des personnes, sont fréquents dans les villes à intérêt économique de la Centrafrique.

Alexandre Yakizi, moniteur de terrain à IPHD, a résumé la notion de la traite des personnes en une formule mathématique. Pour lui, l’acte plus moyen plus finalité est égale à la traite des personnes. « Il est alors du devoir des journalistes de relayer désormais ces informations au public », a-t-il dit.

Pour maître Pabinguy, avocat de l’IPHD, depuis l’adoption du nouveau code pénal centrafricain, le 6 janvier 2010, rares sont les plaintes déposées au parquet de Bangui sur l’infraction de la traite des personnes. Pourtant, ces cas minent la société centrafricaine. « Il est important que les centrafricains se réveillent pour dénoncer ces faits », a-t-il conclu.

Il faut dire que c’est le 6 octobre 2006 que la République centrafricaine a ratifié la Convention internationale sur la traite des personnes. Jusqu’à ce jour, le pays ne dispose pas encore d’une politique nationale en la matière. C’est en 2010, que le code pénal centrafricain a pris en compte la question de la traite des personnes en prévoyant des sanctions y relatif.

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