Bangui : La défense de Jean Pierre Bémba a présenté des témoins à décharges

Bangui, 7 décembre (RJDH)–Au total 14 témoins à décharges ont été présentés par la défense de Jean Pierre Bemba Gombo, au procès qui se déroule à la Cour pénale internationale (CPI) à la Haye. Les deux dernières dépositions qui ont eu lieu du 19 au 30 novembre, parlaient du tribunal martial instauré par l’accusé à Gbadolité (RD Congo), pour juger  les éléments du Mouvement de la libération du Congo (MLC) qui auraient commis des crimes en République centrafricaine.

Ces informations ont été projetées  par la cellule de communication du bureau de la CPI à Bangui, lors d’un point de presse co-animée ce vendredi 7 décembre par  Benjamin Yanguéré et Gervais Opportun Bodagay, chargés de sensibilisation sur le terrain.

Les derniers témoins ont parlé de la faisabilité de la Cour martial, comment Jean Pierre Bemba s’était organisé dans sa zone de juridiction à Gbadolité. « Jean Pierre Bemba a jugé et condamné  les éléments du MLC qui auraient commis des crimes en République centrafricaine », a déposé un des témoins au cours de la semaine du 19 au 30 novembre, en conformité avec les textes prévus par le tribunal militaire de la partie du Congo où Bemba  s’est proclamé président.

Gervais Opportun Bodagay a précisé que la défense de Jean Pierre Bemba à présenté ces témoins en réponse aux accusations selon lesquelles  les éléments du MLC qui ont commis des exactions en RCA, n’ont pas été sanctionnés par leur leader.

Parmi les témoins à décharges qui ont déposé, il y a des experts et autres personnes qui ont essayé de prouver que Jean Pierre Bemba n’est pas celui qui avait dirigé ses  éléments  sur le sol centrafricain ; mais l’ordre venait de l’Etat major des Forces armées centrafricaines (FACA).

« Les Baniya-mouléngué, (appellation locale des éléments du MLC), une fois arrivés au Port Biche à Bangui, étaient sous le commandement de l’Etat major des FACA. Ceux-ci n’avaient pas la maîtrise de la localité. Ils étaient à cet effet dirigés par des officiers centrafricains », a témoigné un soldat centrafricain devant la CPI.

Un autre témoin militaire a quant à lui indiqué que les hommes de Bemba et les FACA portaient tous les mêmes uniformes et qu’ils étaient difficiles de faire la distinction entre les deux troupes.

Par ailleurs,  5229 victimes des exactions commises par les troupes du MLC, tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, ont été autorisées à participer au procès. Celles-ci sont représentées par deux avocats centrafricains, à savoir Maîtres Marie-Edith Douzima Lawson et Me Zarambaut Assingambi.

La déposition des témoins à décharges, présentée par la défense de Jean Pierre, a commencé le 14 août et a pris fin le 30 novembre à la CPI. Les activités ont été temporairement suspendues et seront reprises en janvier 2013.

Jean Pierre Bemba est accusé de crime de guerre et crime  contre l’humanité à cause des actes  commis par ses éléments en République centrafricaine dans la période allant d’octobre 2002 à mars 2003.

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