Bangui : Les détenus tirent la sonnette d’alarme
Bangui, 11 décembre (RJDH)–Des personnes détenues dans les commissariats de Bangui, se plaignent des conditions dans lesquelles elles vivent. Le constat a été fait par le RJDH, le lundi 10 décembre, lors d’une visite effectuée à l’antenne de l’Office centrafricaine de répression du banditisme (OCRB) de Damala.
Une vingtaine de personnes partagent une seule cellule dont la fenêtre est barricadée. Dans cette même cellule se trouve un sceau d’eau qui sert de dépotoir. Les prisonniers dorment à même-le-sol, quelques uns partagent une natte.
« La plupart d’entre nous passe la nuit à même-le-sol, sans moustiquaire. Ce qui fait que beaucoup souffrent de maladies de la peau. Il n’ya aucune prise en charge sanitaire ici», a fait savoir un des détenus sous couvert de l’anonymat.
Certains affirment être parfois privés d’eau et de nourriture pendant deux ou trois jours. « Nous vivons par la grâce de Dieu, il peut arriver qu’on ne mange pas pendant des jours. Nous passons des jours sans nous laver, ni voir le jour », a expliqué un autre détenu.
Dans certains commissariats, l’on trouve des personnes dont la durée de garder-à-vue est expirée, mais elles sont toujours en cellule, sans même être entendues, en contradiction avec la loi.
« Nous voulions bien respecter les textes prévus par la loi, mais les infrastructures d’accueil et les moyens font défaut dans tous les commissariats de Bangui», a justifié un policier qui a requis l’anonymat.
Au cours d’une rencontre qui s’est déroulée du 4 au 6 décembre à Bangui, à l’initiative de la Commission Épiscopale Justice et Paix, les évêques des neufs diocèses de la République Centrafricaine avaient été critiqué les violations s des droits des prisonniers. Pour ces hommes d’Eglise, les droits des prisonniers doivent être respectés, en dépit de leur statut.





