Bangui: Le gouvernement et l’ONU s’engagent à lutter contre les violences sexuelles

PatroconyBangui, 13 décembre (RJDH)–Le gouvernement centrafricain et les Nations-unies s’engagent à renforcer leur coopération dans la prévention et la lutte  contre les violences sexuelles à l’égard des femmes et des enfants en période de conflit.

Cet engagement a été exprimé dans des documents signés par les deux parties, le 12 décembre, au terme d’une conférence de presse qui marquait la fin de la mission de Mme Zainab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire de l’ONU en charge de cette question. Ces documents ont été signés avec les ministères centrafricains des affaires sociales et de la famille, et celui du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).

Dans le premier document, quelques dispositions relatives à la prévention de  la violence sexuelle en période de conflits ont été prises. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix global, signé entre le gouvernement centrafricain et les mouvements politico-militaires, en 2008, l’ONU s’engage à appuyer le Conseil national de la médiation et de s’assurer que les violences sexuelles font partie des points pris en compte par cet accord.

En ce qui concerne le DDR,  il est convenu que les personnes vulnérables, à savoir les femmes et les enfants, qui font partie des groupes armés seront identifiés, et les Nations-unies vont s’assurer de  leur libération et de leur réintégration socio-économique. Les  victimes de violences sexuelles vont également bénéficier d’un appui en matière de gestion clinique en cas de viol et un appui psycho-social.

« Un appui au bureau du procureur général pour développer la capacité de mener des enquêtes spécialisées sur le crime de violences sexuelles, la formation des magistrats, y compris des magistrats femmes, le renforcement des mécanismes judiciaires au niveau local et la sensibilisation des femmes sur les procédures judiciaires », sont des points fixés dans le document concernant la réforme du secteur de la justice.

A l’issue d’une visite à l’intérieur du pays, notamment  dans la ville de  Paoua (nord)  et de Bria (centre-nord), Mme Bangoura s’est entretenue avec les différents groupes armés qui militent dans ces zones. « Les groupe armés  qui sont signataires de l’Accord de paix global de Libreville donneront des ordres contre la violence sexuelle », a-t-elle fait savoir.

« Ces troupes vont travailler en collaboration avec le gouvernement centrafricain, afin de s’assurer que ceux qui ont été impliqués dans des violations des droits de l’homme et la  violence  sexuelle soient exclus du groupe », c’est ce qui ressort du document signé par le ministère en charge du DDR et la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU.

Dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi  de ces engagements, le ministère des affaires sociales servira de point focal. Ce département et celui du DDR vont collaborer avec l’ONU, à travers son bureau intégré Centrafrique. Des moyens seront mise à leur disposition pour coordonner les activités tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays.

Mme  Hawa Bangura, venait d’effectuait sa première visite, depuis sa nomination en juin dernier à la tête de cette institution. Elle est venue collecter des informations sur la situation des violences sexuelles pendant les conflits en République centrafricaine.

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