Bangui : La population condamne les actions rebelles dans le nord-est

Bangui, 20 décembre 2012 (RJDH) – L’occupation progressive  de la région du nord-est, du centre et du nord de la République centrafricaine par des rebelles appelée de l’alliance ‘’ Séléka’’ préoccupe la population centrafricaine. Dans un micro ballade initié par le RJDH, nombreux sont les Centrafricains qui condamnent ces actes de violences.

A Bangui comme à l’intérieur du pays, la population condamne ces attaques perpétrées par des dissidents des groupes rebelles de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour la justice et la paix(CPJP).

« Ces assaillants ne veulent pas que le pays avance, ils veulent à eux seuls, profiter de nos richesses tel que l’or et le diamant. Voilà la raison de l’occupation de la ville de Bria qui est une zone minière», a fait savoir Molina, étudiante à l’Université de Bangui.

Selon elle,  l’insécurité qui gagne du terrain dans certaines localités du pays,  est due à la négligence du gouvernement en place. « Il ne contrôle pas tout le territoire ; les populations souffrent.  Si le gouvernement qui a le devoir d’assurer la sécurité territoriale était vigilant, ces rebelles ne pouvaient pas mettre la population en débandade », a-t-elle indiqué.

Pour Hussein Marboa, un habitant de Bangui,  le pays ne peut pas se développer par la guerre. Il faut promouvoir le dialogue, afin de  trouver des solutions pacifiques, au lieu de choisir l’option des armes. « Notre pays ne peut pas se développer s’il on continue de faire la  guerre. Je demande à ces rebelles d’arrêter les attaques et de dialoguer avec le  gouvernement afin de trouver un terrain d’entente », a-t-il conclu.

«Ils peuvent avoir des revendications légitimes ou non ; mais  le fait de prendre les armes avant de demander le dialogue n’est pas du tout normal. Parce qu’en utilisant les armes, c’est  la population  qui subit les conséquences. Les gens qui meurent, les biens perdus seront-t-ils  dédommagés ?  Nous gardons les souvenirs des conflits  qui  nous  ont fait  perdre beaucoup de choses, et que les victimes, jusqu’ici ne sont pas indemnisées », a relevé un commerçant au quartier Miskine.

S’agissant des mercenaires de certains frontaliers qui seraient recrutés par les rebelles   certains citoyens centrafricains déplorent ce comportement et jugent non patriotique.

A Kaga-Bandoro (centre-nord), Vincent Massouma, boucher au marché central souhaite que les autorités politiques  négocient avec les rebelles pour que la paix revienne dans le pays.

« Nous volons la paix pour que nos enfants aillent  à l’école et pour que tous le monde vaque  librement à ses occupations », a déclaré Eveline Kambalim, commerçante au marché central de Bandoro.

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