Bangui : Avis partagés sur l’ouverture d’un dialogue entre le pouvoir et les rebelles

Bangui, 21 décembre 2012 (RJDH) – Alors que les rebelles revendiquent le dialogue d’un côté et que le gouvernement se dit également prêt pour discuter, les avis de la population divergent sur des probables  négociations pour une sortie de crise.

« Je ne pense pas qu’il puisse y avoir un terrain d’entente entre les protagonistes. Parce que je constate que le gouvernement n’est pas prêt à négocier avec les rebelles. C’est depuis qu’il refuse le dialogue, même avec l’opposition démocratique », a déclaré un professeur de lycée qui a requis l’anonymat.

Cette idée est partagée par Martin Fayalo qui habite le quartier Combattant dans le 8ème  arrondissement de Bangui. Pour ce dernier, le gouvernement semble fermé. « Si le président Bozizé avait le souci de dialoguer, il n’aurait pas fait appel aux forces tchadiennes », estime-t-il.

Pour une institutrice à l’école Benz-vi, les revendications des rebelles, en particulier la création  d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur la mort de Charles Massi et de celle l’activiste des droits de l’homme, Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua, ne seront pas acceptées par le pouvoir.

Par contre, certaines  personnes interrogées se disent optimistes et que le sommet de Ndjamena pourrait aboutir à un début de solution, pour une sortie de crise. « Nous croyons qu’au sortir de ce sommet, il y aura un résultat positif entre le gouvernement et les rebelles», a indiqué Narcisse Nangué,  étudiant à l’école normale supérieure de Bangui.

« Je suis optimiste que les rebelles et le gouvernement centrafricain finirons par s’entendre pour l’intérêt de la population et non pour leur propre intérêt », a souhaité un observateur de la vie politique centrafricaine.

Depuis le début de leurs assauts dans le nord-est, les rebelles formulent dix points qui devraient servir de base aux négociations avec le gouvernement. Les principaux sont le respect de l’Accord de Birao entre le gouvernement et l’UFDR, la mise en œuvre concertée des recommandations et conclusions du Dialogue Politique Inclusif (DPI).

Ils exigent aussi la mise en place d’une commission d’enquête indépendante sur les circonstances de la disparition du Colonel Charles Massi et de Monsieur Hassan Ousmane et pour élucider celles de l’accident de Maître Goungaye Wanfiyo Nganatoua.

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