Bambari : Des victimes témoignent leur vécu

Bambari, 17 janv.-13 (RJDH) – Une  quinzaine d’étudiants de l’Ecole normale des instituteurs (ENI) de Bambari qui ont quitté la ville, après l’occupation par les rebelles de la Séléka sont arrivés à Bangui  le 15  janvier.  Parmi eux, certains  acceptent de témoigner leur vécu pendant les moments de crise et la situation actuelle de la ville, au RJDH.

« Nous avons passé 15 jours à marcher tantôt sur la route, tantôt dans la forêt avant d’arriver à Bangui. Nous ne pouvons pas rester sur place dans la ville puisque nous n’avons plus de ressources pour subvenir à nos besoins. La plupart des normaliens n’ont pas de parents dans la ville. Et comme nous ne voulons pas mourir de faim, nous avons décidé de descendre sur Bangui », a témoigné Wilfried Wallo.

Il affirme que la ville de Bambari est presque déserte. La population et surtout les agents de l’Etat sont tous au champ, fuyant les représailles des rebelles. Ceux-ci avaient commencé dès la prise de la ville à faire une chasse aux sorcières contre les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricain. Ils ont été aidés dans leurs macabres besognes par les jeunes qui avaient accepté de rejoindre les rangs des rebelles. Ces jeunes jouaient aux indicts contre les fonctionnaires, les commerçants et les hommes d’affaires de Bambari dans le but de bénéficier du pillage.

Un autre témoin a fait savoir que la population vit dans un climat de peur. «  Aux moindres erreurs, les rebelles sanctionnent. Le plus souvent par des exécutions sommaires. La ville de Bambari jadis resplendissante, a perdu tous ses attraits. Le jour, nous avons l’impression de vivre dans une ville fantôme. Je ne sais pas dans combien de temps l’Etat va remettre tout cela en place »,  s’est- il interrogé.

Par ailleurs, Il a souligné que la population a besoin d’une assistance médicale, afin de pallier aux épidémies du paludisme et de la diarrhée, dus aux piqures de moustiques et le manque d’eau potable. La société d’eau étant fermée et la population est obligée de consommer de l’eau de puits, mal entretenue. « Une action d’urgence est nécessaire pour la survie de la population », a suggéré un des témoins.

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