Kabo : La ville peine à se relever après les attaques de la Séléka

Kabo, 30 janvier 2013 (RJDH) – Les activités tardent à recommencer dans la ville de Kabo (nord), après les attaques des rebelles de la coalition Séléka. Les secteurs socio-économiques connaissent un dysfonctionnement, certaines personnes qui ont  fui la ville hésitent de regagner la localité.

« Kabo présente l’image d’un cimetière », a mentionné ce matin un leader communautaire joint par le RJDH. D’après le constat fait par le correspondant du RJDH dans la région, les portes des écoles sont restées fermées, le marché quasi-vide, les administrations sont presque inactives.

Depuis la prise de Kabo par les rebelles de la Séléka, le climat est tendu entre la communauté musulmane et chrétienne de la ville, à cause de la rivalité ethnique. Les communautés chrétiennes et laïques rendent la communauté musulmane responsable de plusieurs cas d’atrocité dont il y a aussi des meurtres.

Certaines personnes jointes sur place témoignent que, l’entrée des rebelles à majorité musulmane, ont permis à la communauté musulmane de la ville de prendre revanche sur les chrétiens, car selon certains membres de la communauté musulmane, les chrétiens ont tendance à les marginaliser.

Ainsi, on note des altercations, des affrontements et plusieurs autres faits qui se sont soldés par  des pertes en vies humaines.

Le 11 janvier, la  ville avait été  secouée par un conflit entre les éleveurs peulhs ‘’Mbarara’’ venus du Tchad, les musulmans de la localité, à un groupe de jeunes de la localité. Plusieurs personnes avaient été tuées et des dégâts matériels enregistrés. Une  crise qui avait fait déplacer une grande partie de la population.

D’après des témoignages recueillis par le RJDH, la situation avait dégénérée suite à la découverte de corps sans vies de deux hommes. L’autre, un agriculteur, âgé d’environ 38 ans avait été non seulement tué, mais plus de 200 sacs d’arachide de sa récolte avaient été également brûlés. Les jeunes de la localité avaient donc soupçonné les éleveurs d’être à l’origine de ces doubles meurtres. Ceux-ci avaient donc tué deux personnes appartenant à la communauté musulmane en représailles.

Après cette crise, on a noté le déplacement de plusieurs jeunes de la ville. Ceux-ci ont fui la ville en attendant le retour à la normale dans cette partie de la République centrafricaine. Ils estiment être en danger dans cette localité.

Jusqu’alors, les responsables de la coalition Séléka attribuent ces exactions à certains de leurs éléments dits « incontrôlés ». Pour les leaders de la Séléka, ces « éléments incontrôlés » n’ont reçu des ordres de personne.

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