Bangui : La population s’inquiète du retard dans la mise en place du nouveau gouvernement

Bangui, 01 février 2013 (RJDH) – Les centrafricains commencent à trouver long le retard pris dans la mise en place du nouveau gouvernement d’Union nationale. Les groupes de discussions et de débats se forment ci et là dans les différents quartiers des arrondissements de Bangui dans l’optique de trouver les causes de ce retard. RJDH qui a baladé son micro durant cette semaine, vous laisse découvrir les impressions qu’il a recueillies de la population.

« Ça craint ! », disent les uns. « Ça promet », racontent les autres. D’autres encore plus optimistes pensent que le nouveau gouvernement d’Union nationale c’est pour bientôt, soit aujourd’hui dans quelques heures, soit demain ou dimanche.

« Je pense que nos leaders ne nous disent pas tout sur les Accords de Libreville. Je suis sûr qu’il ya des clauses officieuses qui bloquent la mise en place de ce gouvernement. Des promesses qu’ils ont faites aux uns et aux autres durant ces assises et dont certaines parties ne veulent pas respecter », a analysé un étudiant en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Bangui.

Pour Nassir Tahirou, commerçant du marché Gobongo, la mise en place du nouveau gouvernement a assez duré comme cela. Le Premier ministre, chef du gouvernement a déjà épuisé la durée qui lui était imparti. Il croit que d’ici la fin de cette semaine la République Centrafricaine connaîtra ses nouveaux ministres.

Un agent de l’Etat, habitant du quartier Miskine plus incisif, critique le comportement des hommes politiques. Selon lui  ces derniers  ne pensent qu’à eux, sans considération pour le reste de la population. « C’est le moment du partage du gâteau. Qu’ils le fassent le plus vite possible et nous collent la paix. Nos leaders doivent s’assumer en responsables, s’entendre rapidement puisqu’ils sont en train de nous bloquer l’économie. Ils doivent penser à tout le monde et se débarrasser de toutes considérations partisanes en faisant des concessions même les plus absurdes afin que toutes les activités de la vie reprennent à zéro », s’est-il plaint.

Un leader du Conseil national de la jeunesse qui a requis l’anonymat craint une cohabitation électrique du nouveau gouvernement. « Ce bras de fer actuel présage déjà une cohabitation difficile dans les jours à venir. Les trois forces politiques en présence vont-elles bien s’entendre dans le gouvernement si personne ne veut faire des concessions pour l’autre ? L’essentiel pour l’heure n’est pas d’avoir des ministères clé de la République, mais c’est de travailler bien pour tout le peuple centrafricain. Il ne faudrait pas que les prochains ministres pensent qu’ils vont dans le gouvernement pour se servir mais pour servir plutôt la nation », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre, Nicolas Tiangaye est nommé depuis 17 Janvier. Tous les Centrafricains ont toujours les yeux braqués vers la primature dans l’attente de ce gouvernement d’Union nationale.

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