Bangui : Nicolas Tiangaye ‘’soulagé’’ de la mise en place du nouveau gouvernement

Le Premier Nicolas Tiangaye, se dit soulagé de la mise en place du gouvernement d’Union nationale et de transition. Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce matin, le chef du gouvernement affirme que  l’équipe constituée, s’est déjà mise au travail depuis le lundi 4 février, avec les passassions de service dans certains département ministériels.

« Après plusieurs jours de consultation et de négociation, le gouvernement d’Union nationale prévu par l’accord politique de Libreville, sur la résolution de la crise politico-sécuritaire en République centrafricaine a enfin vu le jour le 13 février 2013. Mon premier sentiment qui, sans doute est celui de nos populations et de la communauté internationale, est celui de soulagement. Le deuxième est celui de l’espérance », a laissé entendre Nicolas Tiangaye, avant de  remercier la communauté internationale et les médiateurs de la crise qui secoue la Centrafrique depuis le 10 décembre 2012.

Pour le Premier ministre centrafricain, l’équipe qui est mise en place doit faire preuve de « solidarité, de fraternité dans un même élan de réconciliation nationale, en prenante en compte uniquement l’intérêt  de la nation, dans le socle et la paix », a-t-il dit,  ceci afin de mener à bien les sept chantiers fixés dans les accords de Libreville.

Sur la question du mécontentement  de certaines entités politico-militaires, concernant  la formation de cette équipe ministérielle, Nicolas Tiangaye a  fait savoir à la presse qu’il n’a enregistré, « à titre individuel aucune démission d’un membre de gouvernement et à titre collectif aucun retrait d’une entité quelconque », autrement dit selon  le Premier ministre, il n’y a aucun problème à l’heure actuelle.

S’agissant des membres de la Séléka, qui dénoncent leur représentativité qualitative et quantitative dans ce nouveau gouvernement, Nicolas Tiangaye a affirmé que ceux-ci « ont déjà adressé une requête au médiateur de la crise, Denis Sassou Ngessou, Président du Congo, conformément aux accords de Libreville ». Les accords de Libreville prévoient qu’en cas de protestation d’un point, les parties doivent adresser une requête au médiateur de la crise, pour trouver une solution.

Le Premier ministre a par ailleurs fait de la confiance à ce gouvernement,  « ce qui est important aujourd’hui, ce n’est pas de regarder le passé, mais de regarder le présent et l’avenir. Pour faire un gouvernement d’union nationale, il faut faire de concessions, il faut faire de compromis. Il y aura toujours des mécontents, on ne peut pas donner satisfaction à 100%.  Cela  n’a existé dans aucun pays au monde. Même dans la formation d’un gouvernement dans les périodes normales il y a des mécontents, et en ce qui concerne une situation de crise militaro-politique ? ».

Le gouvernement d’Union nationale et de transition a pour mission de restaurer la paix et la sécurité,  organiser les élections législatives anticipées, réorganiser les forces de défense et de sécurité, organiser l’administration territoriale, renforcer le système judiciaire, poursuivre le processus du Désarmement  Démobilisation et réinsertion des rebelles et la réforme du secteur de sécurité ainsi qu’engager des réformes économiques et sociales.

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