Mobaye : L’attaque de la Séléka a fait des déplacés

Mobaye, 8 févr. 13 (RJDH) – Les habitants de la ville de Mobaye (Sud), n’ont pas encore regagné leur domicile, après l’attaque de la ville le jeudi 7 février, par des rebelles de la coalition Séléka. Le bilan non officiel de la l’attaque fait état d’un rebelle tué et de plusieurs dégâts matériels causés par les rebelles et certains jeunes de la localité.

Suite à cette situation, la population a  dû quitter la localité pour se refugier du côté de la rive, en République démocratique du Congo (RDC). D’après une presse internationale  plus de 2 300 personnes  ont fui la ville de Mobaye depuis hier pour rejoindre l’autre côté de la rive. Sur cet effectif, il y aurait 172 hommes, 347 femmes et 1 806 enfants.

Joints ce vendredi 8 février par le RJDH depuis leur cachette, certains habitants qui se trouvent dans les zones frontalières du côté du RDC ont fait savoir que la quasi-totalité de la population qui a fui pendant l’arrivée des rebelles reste encore surplace. « Nous craignons pour notre sécurité et nous allons rester ici en attendant que la situation se rétablit au pays », a mentionné Narcisse, l’un des  réfugiés.

A Mobaye, le réseau téléphonique étant coupé par les rebelles, certains habitants utilisent des réseaux téléphoniques du République démocratique du Congo. Un habitant joint surplace, témoigne que ceux qui sont restés dans la ville de Mobaye  sont  constitués en majorité, des ressortissants de la communauté musulmane, car ils ne sont pas inquiétés par les éléments de la Séléka, à majorité aussi de cette communauté.

La même  source a indiqué que lors de  leur incursion  dans la ville, un rebelle aurait été tué par des éléments de l’armée centrafricaine, qui se sont brièvement opposés, avant d’évacuer la ville. En plus les rebelles ont emporté trois motos à l’église catholique de la région.

L’aérodrome et des locaux administratifs de la ville ont été également saccagés. Des sources anonymes ont fait savoir que la maison du préfet a été pillée par des jeunes de la localité, après le départ des rebelles. Des actes de pillages isolés auraient été aussi enregistrés.

Après l’attaque dans la matinée, les rebelles se sont repliés sur la ville d’Alindao, où ils ont installé une base. Des leaders de la Séléka, qui, désormais font partie du gouvernement, rejettent la responsabilité et l’attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.

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