Bangui : Une séropositive victime de discrimination témoigne ses vécues
Bangui, 9 février 2013 (RJDH) – La pratique de la discrimination des personnes vivant avec le VIH/sida demeure un handicap pour les victimes partout elles se trouvent. Une fille séropositive, âgée de dix sept ans, témoigne ses vécues.
D’après les faits relatés par la victime, elle était contaminée à bas âge. « J’ai été agressée, violée, par mon grand-père à l’âge de huit ans. Après trois mois, j’ai fait le test de dépistage, je suis séropositive», a témoigné la victime.
« Après que les autres ont su que je suis porteuse du VIH/sida, mes parents étaient déçus, mon père m’a chassé de la maison parce qu’il a su que c’est mon grand-père qui est le coupable de la contamination, c’est là que la discrimination a commencé», a-t-elle expliqué.
Elle poursuit en faisant savoir que la collaboration entre elle et son entourage était réduite. Pendant des discussions avec des amis elle ne pouvait pas donner son point de vue afin d’éviter d’éventuelles moqueries.
« Pour le moment personne ne saura que je suis séropositive, puisque ma prise en charge est assurée par le complexe pédiatrique de Bangui, j’ai mis en pratique les conseils prodigués par ma mère et ceux des conseillers psycho-sociaux qui sont au niveau de l’hôpital », a-t-elle ajouté.
Pour Marie Gbénou, gestionnaire au Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH /sida (RECAPEV), la discrimination a des conséquences graves sur les victimes. « Ces personnes parcourent des difficultés, entre autres, le regard dédain des parents au foyer, la moquerie, la perte de l’emploi, la séparation de corps ou le divorce », a-t-elle souligné.
Elle déclare que des dispositions juridiques sont en train d’être modifiées pour une application en faveur des personnes victimes du VIH/ sida. « Tout acte discriminatoire est condamné par la loi et les auteurs sont traduits devant la justice », a-t-elle relevé.





