Mobaye, 9 février 2013 (RJDH) – L’église catholique de Mobaye (sud-est) est à nouveau saccagée dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 février par des rebelles de la Séléka. D’importants dégâts matériels et d’actes de profanation ont été enregistrés.
Les rebelles qui avaient déjà attaqué la ville jeudi dernier dans la matinée, sont retournés le même jour dans la soirée pour s’en prendre uniquement à l’église catholique, avant de retourner à Alindao là où ils sont basés, tôt ce matin vers 3 heures.
Au moment de leur attaque, les rebelles auraient emporté la quasi-totalité des biens des religieux, d’après des sources contactées depuis Mobaye par le RJDH. Des véhicules ont été emportés. Les hosties auraient été répandues dans la ville, par les rebelles, qui auraient procédé à d’autres actes de profanation.
« Nous ne comprenons toujours pas pourquoi les rebelles en veulent à l’église catholique. Heureusement les religieux ne sont pas dans les locaux au moment de l’attaque des rebelles », a mentionné notre source.
Selon les autorités congolaises, plus de 2 300 centrafricains ont fui la ville de Mobaye depuis jeudi pour rejoindre l’autre côté de la rive, fuyant l’arrivée des rebelles de la Séléka. Ce chiffre risque de s’accroitre, vu que la présence des éléments de la Séléka qui continue d’être signalée dans la région.
Fin janvier, des religieux de l’église Catholique de la préfecture de la Basse Kotto avaient été déjà pris pour cibles par des éléments de la rébellion de la coalition Séléka. Les rebelles soupçonnaient ces derniers de toujours alerter l’extérieur sur des exactions qu’ils commettaient dans les zones occupées.
Des leaders de la Séléka, qui, désormais font partie du gouvernement, rejettent la responsabilité et l’attribuent aux éléments « incontrôlés ». Ceux-ci promettent des sanctions contre les commanditaires.