Bangui : Une situation humanitaire est grave dans les régions occupées par la Séléka selon le HCR

Bangui, 14 févr.-13 (RJDH) – Une équipe conjointe du Haut commissariat pour réfugiés (HCR)  et de l’ONG Mercy Corps, qui s’est rendue à Bambari (centre) pour une mission d’évaluation, a fait état d’une situation  précaire dans laquelle vit la population et demande l’ouverture de couloirs humanitaires. Selon le HCR, la situation humanitaire est grave dans les régions occupées par la rébellion de la Séléka.

D’après le constat fait per les experts du HCR  lors de cette mission qu’entre les villes de Grimari et de Bambari les localités étaient complètement désertes et la plupart des habitants étaient enfuis pour  se cacher dans la brousse.

Adrian Edwards, porte-parole du HCR, a indiqué lors d’un point de presse mardi à Genève des villageois contactés par l’équipe ont fait savoir que lors des attaques, les rebelles cherchent de l’essence, de l’argent et de la nourriture. « Les raids de ces groupes armés sont parfois accompagnés par la violence à l’encontre des hommes et des femmes, y compris des passages à tabac avec des câbles électriques », peut-on lire sur le site internet du HCR.

La mission a précisé que le camp de Pladama-Ouaka, où vivent quelque 2 000 réfugiés soudanais, à Bambari n’a pas été épargné par les rebelles. « Les installations communautaires, le centre de distribution et l’entrepôt d’une ONG partenaires ont tous été pillés. Des lampes solaires, qui étaient utilisées pour éclairer le camp, ont également été emportées ».

Le HCR de compléter, « à Bambari, les bureaux des Nations Unies, y compris ceux du HCR et des ONG internationales, continuent à être pillés et saccagés. Il y a eu également un pillage généralisé, y compris l’entrepôt du HCR. Tous les biens de secours ont été volés, et notamment des bâches goudronnées, des couvertures, du savon, des moustiquaires, des matelas, des jerrycans, des seaux, des vêtements, des lampes et des panneaux solaires pour 3 000 réfugiés et déplacés vivant dans cette zone ».

Le HCR estime la perte de son matériel de secours combinée avec les dommages dans ses bureaux de Kaga Bandoro et Bambari à un montant d’environ 142 200 000 FCFA.

Le manque de garanties pour la sécurité, à la fois pour les travailleurs humanitaires et pour les personnes dans le besoin compromettent donc l’assistance humanitaire. « Dans ce contexte, il reste difficile de livrer une assistance aux réfugiés et aux déplacés, et de mener des activités pour les protéger », selon le Porte-parole du HCR.

Le HCR appelle le gouvernement et les rebelles de la Séléka à faciliter un meilleur accès pour le personnel humanitaire au bénéfice des populations dans le besoin.

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