Bangui : La circulation se rétablit petit à petit sur les voies occupées par la Séléka

Bangui, 25 févr. 13 (RJDH) – Certains véhicules de transporteurs en commun ont effectué des voyages dans les villes occupées par la rébellion de la coalition Séléka. Les passagers qui arrivent en provenance de la ville de Bambari (centre) racontent leur angoisse et les difficultés qu’ils rencontrent en cours de la route.

D’après les témoignages recueillis par le RJDH auprès des passagers et les conducteurs de véhicules, il existe trois barrières de la Séléka, qui se situent à Bambari, Grimari et Sibut avant d’arriver à Damara.

« Les rebelles nous ont arrêtés après quelques kilomètres de la ville de Damara. Ils nous ont menacés, disant que je transporte des espions à bord de mon véhicule. Ils nous ont fait savoir que s’ils nous laissent passer, c’est parce qu’ils ont reçu des instructions de leurs chefs », relate  un conducteur.

La même source a fait savoir que les rebelles, avant de les  laisser passer,  leur ont demandé de payer  une taxe, « parce que disent-ils, c’est eux qui sécurisent en ce moment la localité. Nous avons fait ce qu’ils appellent la formalité à hauteur d’une vingtaine de mille franc CFA », a-t-il ajouté.

Ce sentiment de peur est partagé par les passagers. « Nous sommes terrorisés mais nous sommes obligés de faire avec. J’étais à Bangui quand les rebelles avaient pris la ville de Bambari. Ma famille se trouve là-bas et je n’ai pas de leurs nouvelles depuis un mois. C’est pourquoi je suis obligé de sauter sur cette occasion, dans l’espoir de retrouver ma famille   et  la rammener à Bangui», a raconté un agent  de l’Etat.

Le tarif normal de l’axe Bangui Bambari est fixé à 6000 FCFA, mais « nous avons payé le tronçon Bambari-Bangui à 15 000 FCFA. Le receveur du véhicule nous a fait savoir que le tarif a  augmenté  à cause des formalités qu’ils ont faites tout le long du trajet aux membres de la Séléka. Nous sommes obligés de payer parce que nous voulons sortir de la ville », a révélé une étudiante de l’Ecole normale des Instituteurs (ENI) de Bambari, qui a réussi à regagner Bangui.

Ce constat a été également fait la semaine dernière, lors d’une mission effectuée par une équipe de la presse au village de Vangué, une zone encore sous contrôle de la Séléka. Celle-ci s’est effectivement rendu compte de l’ouverture des routes dans la région. Seulement, la circulation demeure morose et les voyageurs se plaignent de la tracasserie causée par les éléments de la Séléka.

Toutefois le début de regroupement des éléments de la Séléka prévu pour le dimanche 24 février a été reporté. Ce cantonnement devrait permettre la libération des villes et faciliter la circulation.

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