Ndélé/Kaga-Bandoro : Les habitants mécontents du cantonnement des hommes de la Séléka dans leurs localités

Bangui, 26 février 2013 (RJDH) – Les habitants  des villes de Ndélé, de Bria (Nord-est) et de Kaga-Bandoro (centre-nord),  les localités choisies pour le regroupement des rebelles de la coalition séléka s’inquiètent de leur cohabitation avec ces hommes qui, selon eux les ont terrorisés au moment de l’occupation de ces régions.

« La population n’accepte  pas  que ces rebelles soient cantonnés ici. Celle-ci  a  peur d’être  à nouveau victime des  exactions », s’est exprimé un habitant de la ville de Ndélé, joint par le RJDH ce mardi. Ce dernier soutient son propos en relatant que  le dimanche dernier, la population a quitté le  marché central de  cette localité en débandade, suite à une détonation d’armes lors d’une discussion entre les rebelles.

Cette attitude est la même chez les habitants de  Kaga-Bandoro (centre-nord). Des personnes interrogées sur ce sujet déclarent qu’elles ne veulent pas que les éléments  de la Séléka  soient cantonnés dans leur localité.

« Qu’ils retournent d’où ils viennent ! Pourquoi le gouvernement  veut les regrouper dans la ville de Kaga-Bandoro ? Nous avons déjà assez souffert, nous ne voulons pas d’eux chez nous », a martelé une autorité locale.

Une commerçante du marché centrale de Kaga-Bandoro déclare : « nous pensons que nos souffrances doivent s’arrêter avec le regroupement de Séléka. Nous, les vendeuses  du marché, sommes prêtes pour ne plus vendre au marché,  si jamais les rebelles sont cantonnés dans notre ville ».

Une autre autorité locale de la périphérie de la ville de Bandoro se dit également révolté contre  la décision du gouvernement pour le cantonnement des éléments de la Séléka dans la localité. Selon elle,  ce n’est pas normal, parce que les membres du gouvernement sont tous à Bangui et ignorent la souffrance de la population de Kaga-Bandoro.

« La population a intérêt à cohabiter avec les rebelles. Ces derniers ne représentent plus un danger pour elle. Une fois les rebelles cantonnés, ils seront sous contrôle des éléments de la Force multinationale (Fomac). L’accord de paix est signé, la population n’a plus rien à craindre », a dit le ministre centrafricain des Eaux et forêts, Mohamed Dhaffane, membre de la coalition Séléka.

Les opérations de cantonnement des rebelles de la Séléka, qui devraient commencer ce dimanche 24 février, ont été reportées sine die. Les versions se contredisent sur ce report. Les rebelles  dénoncent le non respect de certains points des accords de Libreville, alors que le gouvernement et la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac) parlent des problèmes techniques et logistiques.

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