Bangui : La société civile, mécontente des signataires des accords de Libreville

Bangui, 1er mars 2013 (RJDH) – Le groupe de travail de la société civile centrafricaine déplore le retard causé dans la mise en place du comité de suivi des accords de Libreville. Selon Gervais Lakosso, membre de cette structure, ce retard est l’une des causes de la reprise des hostilités dans certaines régions du pays.

« C’est l’une des causes de ce désordre, parce que c’est cette commission qui doit suivre la chose sur le terrain. On ne sait pas  ce qui se passe et  tout le monde attend. Et déjà nous commençons à  voir que certaines sources que nous avons identifiées commencent à devenir des conflits», s’est-il indigné.

Dans un rapport publié sur une rencontre avec les parties signataires des accords de Libreville, les membres de la société civile affirment que « nous avons fait  une analyse des accords de Libreville et nous avons constaté qu’il ya des sources potentielles de conflit dans ces deux accords et nous avons porté cela à l’intention des parties signataires,  pour leur demander de prendre toute les mesures qui s’imposent pour que ces sources potentielles ne deviennent pas  réellement des conflits ».

En se prononçant  sur le report du cantonnement des éléments de la Séléka, Gervais Lakosso, a fait savoir que  « la manière avec laquelle la Fomac  a organisé le regroupement n’est pas tout a fait professionnelle. Il  y’a beaucoup d’improvisation ».

Il a par ailleurs précisé que le groupe de travail de la société civile est en train de prendre contact  avec tous les partenaires de la République centrafricaine, pour « faire pressions  sur toutes les parties signataires pour le respect des accords de Libreville et pour qu’il n’y ait plus un autre conflit par ce que les gens cherchent des prétextes de part et d’autre pour nous produire encore un autre conflit ».

« Cette question a fait l’objet d’une rencontre entre les membres de la société civile et le représentant de  l’Union européenne. Le but de la rencontre est de lui montrer la position  de cette structure  pour que l’union européenne puisse nous appuyer à faire la pression sur les parties »,  a-t-il poursuivi.

Après la  rencontre  avec l’Union Européen, « nous allons dans les jours à venir rencontrer le responsable de Fomac. Nous avons aussi l’intention de nous rendre à Brazzaville afin de rencontrer le président du comité de suivi des Accords de Libreville, le président congolais Denis Sassou Nguésso, ainsi que Idriss Déby  le président en exercice de la CEEAC à Ndjamena pour leur mentionner notre position dans le processus en cours », a-t-il conclu.

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