Bambari : Un agent de l’Etat relate les faits vécus dans la ville

Bambari, 8 mars 2013 (RJDH) – Un calme semble revenir dans la ville de Bambari (centre). Certaines personnes commencent à sortir de leur cachette, mais les rebelles de la Séléka qui occupent toujours cette ville continuent les exactions sur la population et les pillages des sociétés privées et étatiques. Le témoignage est donné ce matin au RJDH par un agent de l’Etat de cette localité, qui a réussi à regagner Bangui, après plusieurs jours de marche.

Cet agent de l’Etat qui a préféré garder l’anonymat a fait savoir que la population qui avait fui la ville à cause des exactions des rebelles de la Séléka, commencent à regagner la ville.

« Certaines personnes ont commencé petit à petit à sortir de la brousse. D’autres, par contre sont réticentes à cause de la présence des rebelles dans la ville et qui malgré la signature de l’accord de Libreville continuent à faire des exactions sur la population », a-t-il expliqué.

La même source a par ailleurs  rappelé les faits vécus pendant l’occupation de la  ville  par les rebelles de la Séléka. « Quand les rebelles de la Séléka ont pris la ville de Bambari,  leur premier cible était les agents de l’Etat, les sociétés privées et les responsables des églises. Ils exigent de ces gens de l’argent », a-t-il dit.

« Ces derniers ont également commencé à commettre des exactions sur la population et des pillages sur les bâtiments administratifs. Ils ont aussi pillé les bâtiments scolaires.  Et ces écoles sont devenues leurs bases. Les jeunes ont été enrôlés par les rebelles. Tout ce qu’ils ont pris de force ont été emporté à une destination inconnue  », a-t-il ajouté.

Il a aussi souligné que depuis l’arrivée des rebelles dans la ville, tous les agents de l’Etat ont trouvé refuge dans la brousse pour certains, et dans les villes et villages environnants pour d’autres, pour fuir les exactions des rebelles.

« Les rebelles ont pillé ma maison. Ils ont emporté tous mes biens. Tous les documents administratifs qui se trouvaient dans ma maison ont été brûlés. Ils veulent à tout pris mettre la main sur moi pour une raison que j’ignore. J’ai passé un mois et demi dans la brousse avec quelques uns de mes collaborateurs », a dit cet agent de l’Etat.

Face à ces menaces, le témoin a affirmé qu’il a quitté la ville à bord de véhicule d’un particulier où il a dû payer une somme de 30 000FCFA avant de regagner la ville de Bangui.

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