Bangui : Des épouses des militaires dépistées volontairement

Bangui, 9 mars 13 (RJDH) – Une soixantaine d’épouses des militaires, gendarmes et gardiens de prison se sont fait dépister volontairement, le vendredi 8 mars, à l’issue d’un atelier sur la thématique du VIH/Sida. Une autre manière de célébrer la Journée internationale de la femme. C’est une initiative de l’association ‘’Tant moi la main’’ en partenariat avec le Comité national de lutte contre le sida.

Selon les organisateurs, la journée internationale de la femme ne doit pas être seulement une occasion pour faire la fête, danser  boire et manger. C’est une journée où celles-ci doivent s’assoir, réfléchir pour voir ce qu’elles peuvent faire face au nombreux défis actuels, dont le VIH/Sida.

« C’est pourquoi nous avons décidé cette année de réunir toutes les épouses des agents de forces, vivant dans les casernes afin qu’on puisse partager des informations sur le sida, une maladie qui fait plusieurs victimes dans notre milieu », a souligné la présidente  de ‘’Tant moi la main’’, Chantal Kongba.

D’après le constat fait par Chantal Kongba dans plusieurs familles où le mari est militaire, gendarme ou gardien de prison, la question de dépistage volontaire fait souvent objet de dispute. « La femme qui se voit en position de faiblesse en face de son mari préfère se taire, même si elle a la volonté de se faire dépister. Le seul moyen de certains couples pour  connaître leur sérologie c’est pendant les examens prénataux », a-t-elle fait savoir.

« Je viens d’être rassurée par ce test de dépistage. Je n’ai plus de doute, car depuis que mon mari est revenu du détachement, je ne connais pas mon statut sérologique. Ce dernier a passé presque un an à Birao. J’ai peur d’être contaminée, car je ne sais pas ce qu’il avait sur le terrain », s’est confiée Blanche Ridjipou, épouse d’un militaire.

En marge du dépistage volontaire, les épouses des  agents de forces vivant dans les casernes ont été édifiées sur les droits des personnes vivant avec le VIH. Elles ont également été informées sur les effets de ce fléau dans un couple.  Le port correct de préservatifs masculins et féminin fait partie des connaissances acquises.

L’association ‘’Tant moi la main’’, une structure mise en place en 2001  par les épouses des militaires vivant dans les casernes, entend multiplier les actions de lutte contre le sida dans les casernes militaires. Des activités à mener pour lutter contre le sida dans les casernes ont été envisagées.

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