Zémio/Bakouma : L’avancée de la Séléka panique la population

Bangui, 12 mars 2013 (RJDH) – L’avancée des rebelles de la coalition Séléka dans la  région sud-est de la Centrafrique, met la population des villes de Zémio et de Bakouma dans une situation d’ambigüité. Les habitants de Zémio, une ville déjà affaiblie par les exactions des éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony, disent ne plus vouloir aller dans la brousse à cause de cette rébellion ougandaise. Tandis qu’à Bakouma certaines personnes ont commencé à quitté la ville.

D’après le constat fait par un habitant de la ville de Zémio joint ce matin par le RJDH, une  partie des habitants de Rafaï qui ont fui les attaques du lundi 11 mars se trouvent actuellement dans la ville de Zémio.  Il a également signalé la présence des éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) qui ont été délogés à Bangassou par les rebelles.

Face à cette situation, les habitants de cette localité se trouvent dans l’embarras du lieu de cachette. Car dans la brousse et les périphéries de la ville, la présence des éléments de la LRA est souvent signalée. Certaines personnes préfèrent se diriger vers la ville d’Obo, à l’extrême sud-est.

« Nous allons partir à Obo parce que les rebelles peuvent d’un moment à l’autre envahir la localité. Les gens qui ont fui Bangassou nous ont fait savoir que ces hommes ont pour objectif de prendre toute la région du sud-est », a déclaré Dieudonné Balikpio, un agent de l’Etat.

Mariette Zanoufio, veuve et mère de sept enfants a fait savoir que  l’avancée des rebelles de la Séléka  vers Zemio  vient ajouter la souffrance de la population de cette localité qui continue de subir les exactions des éléments de la LRA. « Nous ne savons où aller. Dans la brousse, les rebelles de la LRA sont présents et très actifs ces derniers temps. Et maintenant ce sont les rebelles de la Séléka qui veulent venir pour aggraver notre situation », s’est elle plainte.

Le chef du quartier Sagbozara, Anicet Stéphane Koumba qui s’est entretenu avec ses administrés, a appelé  les habitants de garder le calme et surtout d’éviter d’aller se réfugier dans la brousse à cause des éléments de la LRA.

« C’est une occasion pour les éléments de la LRA de kidnapper les gens. Donc il est urgent que nous organisions cette rencontre pour demander à la population de ne pas se rendre dans la brousse. Puis que pour le moment notre ville n’est pas encore attaquée », a dit le chef du quartier Sagbozara.

A Bakouma, une partie de la population a commencé à quitter la ville pour trouver refuge dans les villes et les villages environnants depuis la prise de Bangassou par les rebelles de la Séléka.

« Les personnes qui ont quitté la ville depuis l’annonce de la prise de Bangassou par la Séléka sont pour la plus part des femmes et des enfants. Les gens ont peur d’aller dans la brousse à cause de la présence des éléments de la LRA », a fait savoir une autorité locale.

La ville de Bangassou est tombée le lundi 11 mars entre les mains des rebelles de la coalition Séléka, après un rude combat qui les a opposés aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Les membres de la Séléka qui ont intégré le gouvernement d’Union nationale, ont attribué ces attaques aux éléments incontrôlés.

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