Sibut : Les 5 ministres de la Séléka retenus par les rebelles

Bangui, 18 mars 13 (RJDH) – Les cinq ministres de la rébellion Séléka qui ont intégré le gouvernement d’union nationale ont été retenus hier à Sibut (centre), par les rebelles, en signe de protestation de non application des accords de Libreville. Les rebelles ont également donné un ultimatum de 72 heures au président Bozizé d’accéder à leur revendication, sinon ils vont reprendre les hostilités en s’emparant de la capitale Bangui.

Les ministres de la Séléka étaient en mission de sensibilisation avec les représentants de la communauté internationale. L’objectif de la mission était de discuter avec les rebelles du processus de paix et des conditions de leur désarmement et démobilisation. Les ministres qui ont été maintenus ne se sont pas opposés à la décision de leurs membres. La mission vise également à présenter aux rebelles, le Général Noel Léon Essongo, représentant du médiateur de la crise, le président congolais Dénis Sassou Nguesso.

Sur place, les rebelles ont fait part de leur mécontentement concernant le non respect des accords signés le 11 janvier à Libreville, par le camp du président Bozizé. Ils insistent pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelques 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale. L’Etat major de la coalition Séléka veut aussi que les troupes sud-africaines présentes dans le pays soient rapatriées comme a été prévu dans les accords de Libreville.

Les ministres qui ne se sont pas opposés aux décisions de leurs éléments ont fait savoir par la voix de Michel Djotodja, vice Premier ministre et ministre de la défense, également président de la coalition Séléka, que « c’est l’Etat major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes que ses représentants à Bangui. S’il veut qu’on reste là, nous allons le faire et c’est au Président Bozizé d’accéder aux revendications des éléments, pour éviter d’autres désagréments ».

Michel Djotodja pense également que « nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C’est-à-dire, dire que Séléka a fait ceci, Séléka a fait cela, le gouvernement a fait ceci. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autre, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

Pour le Général Léon Essongo, représentant du congolais Dénis Sassou Nguesso, médiateur de la crise, « les amis sont restés là-bas pour faire un point à leur niveau également, comme nous sommes entrain de le faire maintenant. De mon point de vu rien n’est perdu et c’est ça les négociations. Chacun perd un peu de ses plûmes et j’espère que les notes, nous allons les retrouver très rapidement ».

Du côté de Bangui, les autorités déclarent que les membres de la Séléka qui sont maintenus à Sibut n’entendent pas quitter le gouvernement d’Union nationale.

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