Bangui : Encore une marche de protestation contre les rebelles de la Séléka

Bangui, 19 mars 2013 (RJDH)- Les organisations féminines  centrafricaines ont encore marché ce mardi 19 mars, en  attachant des feuilles de palmier au tour du rein et sur la tête en guise de deuil et de mécontentement. Le but de leur manifestation est de revendiquer du gouvernement, la paix, la sécurité et l’arrêt  systématique des hostilités des éléments de la Séléka.

Cette manifestation intervient après l’ultimatum lancé par les rebelles, le dimanche dernier.

Selon Marguerite Koffio, présidente de l’organisation des femmes  Centrafricaines (OFCA), à l’issu de cette marche, un mémorandum a été remis au président de la République centrafricaine, chef de l’Etat, au Premier ministre chef du gouvernement, à l’ambassade de France, du Congo Brazzaville et au maire de la ville de Bangui, « dans le but de dire NON à la reprise des hostilités par les rebelles de la coalition Séléka », a-t-elle dit.

Marguerite Koffio précise que la République centrafricaine avait signé un accord de défense avec la France depuis longtemps. Voilà pourquoi un mémorandum sera remis à l’Ambassadeur de la France.

Une veuve dont son mari a été tué au front par les rebelles de la Séléka, a interpelé les autres épouses des Forces armées centrafricaines à la solidarité. « Aujourd’hui je suis veuve parce que les rebelles  ont tué mon mari. C’est une blessure au fond de mon cœur que je ne saurais guérir. Mais en tant qu’épouse, veuve et mère des orphelins, je n’aimerais pas que des femmes connaissent ma situation actuelle à travers la persistance des hostilités », a-t-elle souligné.

Le dimanche 17 mars, une mission constituée des cinq ministres issus de la coalition Séléka et le représentant du médiateur, le président congolais Denis Sassou Ngessou, s’est rendue à Sibut (centre) pour sensibiliser les éléments de cette rébellion sur le processus du désarment et réinsertion.

Pendant la mission, les leaders de la Séléka membres du gouvernement ont été maintenus par leurs éléments. Ces derniers ont posé des conditions au président Bozizé pour une sortie de crise. Ils ont également lancé un ultimatum de 72 heures au pouvoir de Bangui, sinon ils marcheront sur Bangui.

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