Bangui : Les rebelles de la Séléka persistent sur la reprise des hostilités

Bangui, 20 mars 2013 (RJDH) – Les éléments de la coalition Séléka entendent reprendre les hostilités, après l’expiration de l’ultimatum qu’ils ont donné dimanche. Les rebelles qui ont également maintenu cinq ministres qui sont leurs leaders ont posé des nouvelles revendications au pouvoir du président Bozizé. Une requête qui n’est pas toujours prise en compte par les autorités qui proposent un nouveau dialogue.

A en croire le Colonel Issa, chef des opérations de la rébellion dans la ville de Bambari joint ce matin par téléphone satellitaire par le RJDH, les rebelles ne sont pas prêts pour les négociations. Ceci, en dépit des appels à la retenue, lancés par la médiation de la crise.

« Le président Bozizé ne nous prend toujours pas au sérieux. Il n’a pas la volonté d’aller vers la paix. Nous voulons que la paix revienne dans notre pays. Nous sommes prêts à le faire, même en chassant le président Bozizé du pouvoir», a dit ce leader de la Séléka.

Le commandant des opérations de la Séléka confirme que les rebelles sont déjà prêts à reprendre les armes, pour renverser le pouvoir du président Bozizé. « Nous avons déjà tout mis en œuvre. Nous sommes des militaires, donc nous ne pouvons pas détailler nos plans », a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne les messages de l’apaisement lancés par la médiation, le colonel Issa souligne que « c’est depuis que cette médiation devrait jouer son rôle. C’est depuis 2005 que nous sommes entrés en rébellion, si la médiation avait travaillé, nous n’allons pas arriver à la situation actuelle ».

Une situation qui inquiète également le Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Dans une déclaration qu’il a faite ce 19 mars, Nicolas Tiangaye mentionne que « devant ces événements, le gouvernement entend poursuivre la recherche de la paix par le dialogue, seule solution à la crise actuelle, car les conséquences de cette crise sont dramatiques. Un million cinq cent mille de nos concitoyens sont devenus des déplacés internes et vivent dans des conditions nécessitant une assistance humanitaire urgente. Les populations civiles sont victimes de graves violations des Droits de l’Homme : assassinats, viols, pillages et vols, etc. ».

Les éléments de la coalition Séléka qui ont maintenu depuis dimanche cinq ministres issus de leur rang, ont posé onze points de revendication au pouvoir de Bangui faute de quoi, ils vont reprendre les hostilités dans un délai de trois jours. Un ultimatum qui a pris fin ce jour.

Il s’agit du ministre de la Défense Michel Djotodjia, le ministre de la Communication Christophe Gazam-Betty, celui des eaux et forêts Mohamed Moussa Dhaffane, le Ministère de la Géologie, des recherches minières et de l’hydraulique, Herbert Djono Ahaba, et Amalas Amias Haroun du commerce, alors qu’ils se sont rendus à Sibut (centre) avec une délégation de la communauté internationale, pour sensibiliser les rebelles sur le processus de leur désarmement et réinsertion.

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