Bangui : Encore une semaine mouvementée par l’actualité liée à l’insécurité

Bangui, le 23 mars 2013 (RJDH) – La semaine qui s’achève ce samedi 23 mars, a été très mouvementée une fois de plus par l’actualité liée à l’insécurité en République centrafricaine. Les rebelles de la Séléka dans cette matinée ont occupé la ville de Bossémbélé, puis de Boali. Des tirs d’armes lourdes se font entendre à 22 kilomètres de Bangui.

Ce  récent combat survient  après l’attaque, d’hier de la ville Damara à 75 kilomètres de la capitale centrafricaine et  la tentative de l’occupation de la ville Bossangoa dans le nord du pays. Ces rebelles ont également pris le contrôle des villes de Batangafo et de Bouca (Nord) le 21 mars.

Les rebelles de la coalition Séléka ont franchi dans la journée du vendredi 22 mars, la ligne rouge tracée par la Force multinationale en Afrique centrale (FOMAC), dans la ville de Damara pour poursuivre leur marche vers la capitale Bangui. Un rude combat les a opposés aux éléments des forces armées centrafricaines (FACA). Après ce combat les FACA ont réussi à repousser les rebelles qui étaient à quelques kilomètres de la capitale.

Mais dans matinée du vendredi, les rebelles ont mené une attaque sur la ville de Bossangoa, qui est une région militaire où le président de la République est originaire. Selon les informations recueillies, le combat s’était déroulé à l’entrée de la ville, dans la localité de Katanga.

Face à l’intensité des combats, des témoins joints sur place ont affirmés que la ville s’est vidée de sa population qui a trouvé refuge dans la brousse pour certains, et dans les villes et les villages environnants pour d’autres.

Le jeudi 21 mars, les villes de Batangafo et de Bouca, localités situées dans le nord sont  tombées entre les mains des éléments de la Séléka. Ces rebelles avaient lancé un ultimatum de 72 heures au pouvoir de Bangui, afin d’exiger la libération tous les détenus politiques et le départ des forces Sud-africaine sur le territoire de la Centrafrique. Alors que le mercredi 20, le président de la République François Bozizé avait signé un décret pour reprendre à  une partie de leurs revendications. Mais les rebelles ont jugé le décret signé par le président Bozizé trop tard.

Après la prise de ces villes, des cas de pillages ont été signalés à Batangafo. La base d’une ONG internationale présente dans cette localité a été pillée par les rebelles ainsi que les maisons des agents de l’Etat et des particuliers.

Face à cette situation, le premier ministre, Nicolas Tiangaye avait fait une déclaration à la presse, demandant aux rebelles de cesser la conquête des villes et à leurs leaders de revenir à leurs postes.

Mais pour les rebelles, leur seule revendication pour le moment est le départ du président François Bozizé.

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