Bouar/Berberati : Reprise timide des activités après l’arrivé des éléments de la Séléka

Bangui, 1er avril 2013 (RJDH) – Les activités peinent à reprendre dans les villes de Berberati et de Bouar, après l’incursion des éléments de la coalition Séléka dans la partie ouest du pays. Des cas de pillages continuent d’être signalés ainsi que de des tirs sporadiques.

Dès leur arrivée dans la ville de Berberati le jeudi 28 mars, les rebelles de la Séléka ont emporté des véhicules des particuliers, pillé et saccagé les locaux administratifs du secteur public et privé. On cite entre autre le trésor public, les stations services des sociétés Total et  Tradex, les sociétés bancaires ECOBANK, CBCA ainsi qu’une banque agricole.

« En plus des pertes en vies humaines dont on ignore encore le nombre, les éléments de la Séléka ont dépouillé un journaliste de la Radio Zoukpana de retour du travail vers les 19 heures et ont pris sur lui, l’unique enregistreur que dispose cette station.  Ils ont arrachés sur lui plus trois téléphones portables et ont aussi volé un véhicule de l’agence centrafricaine de développement agricole (ACGDA) »,  a témoigné une source digne de foie  à Berberati.

Selon les informations reçues par le RJDH, ces éléments de la Séléka sont aidés dans leur chasse aux sorcières par certains conducteurs des mototaxis ou par des compatriotes musulmans. On annonce également que plusieurs opérateurs économiques de la ville de Berberati sont complètement pillés.

A en croire une source jointe dans la ville ce matin, ces hommes ont investi l’évêché de Berberati mais le bilan n’est pas encore établit. Dans l’après-midi  du dimanche 31 mars,  ils avaient  abattus un jeune homme de 30 ans après avoir été doigté  par leurs guides, pour des raisons qu’on ignore encore.

A Bouar, la cohabitation devient difficile entre les habitants de cette localité et les éléments de la Séléka.  La plupart du personnel de la santé publique et certains agents de l’Etat se sont réfugiés au Cameroun. Les malades sont abandonnés à leur triste sort.

L’absence du personnel dans à l’hôpital rend la vie des malades difficile. La prise des médicaments et leur suivi pose de grands problèmes, car les dépôts pharmaceutiques ont été pillés.

Une partie des agents de la fonction publique, qui sont restés dans la ville, ont peur de reprendre les activités comme prévu, le mardi 2 avril, parce que les éléments de la Séléka continuent à commettre des exactions dans la ville.  En plus, les services administratifs ont été saccagés.

Le stock du sucre  de la Société centrafricaine de sucrerie (SUCAF) a été  également saccagé. Pendant trois jours, ces rebelles ne font que terroriser la population avec des tirs de sommation. Ces exactions ont occasionné le déplacement des habitants de la ville et les environnants, dans les campagnes et les champs.

Les locaux des sœurs de la commune de Nièm-Yéléwa, situés à 70 kilomètres de la ville de Bouar, ont été pillés et saccagés, dans la nuit du 31 mars. La majorité de la population se trouve actuellement dans la brousse. La vie est loin de reprendre ses localités.

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