Bangui : Ndjamena accueille un sommet décisif pour l’avenir de la Centrafrique

Bangui, 3 mars 2013 (RJDH) – Ndjamena la capitale tchadienne accueille ce mercredi 3 mars, un sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC). Un sommet consacré essentiellement à la crise centrafricaine, dix jours après le renversement du régime de François Bozizé, par les rebelles de la coalition Séléka.

Les nouvelles autorités centrafricaines entendent des pays de la sous région une reconnaissance et une légitimité au nouveau régime centrafricain que la communauté internationale n’a pas toujours reconnu.

Une renconte cruciale élargie à d’autre pays africains, car l’Afrique du sud, qui a perdu au moins 13 soldats dans la bataille de Bangui, y est représentée par le président Jacob Zuma qui a fait le déplacement avec trois de ses ministres (Relations internationales et Coopération, Défense, Sécurité d’Etat).

Michel Djotodia, l’autoproclamé président de la République n’a pas fait le déplacement de Ndjamena. C’est son Premier ministre Nicolas Tiangaye, issu de l’opposition à l’ancien président Bozizé qui est parti représenté la Centrafrique dans les discussions.

« C’est l’unique personnalité politique centrafricaine crédible aux yeux de la communauté internationale pour le moment. Sa présence est plus que nécessaire à Ndjamena », a mentionné un diplomate centrafricain dans une interview accordée au RJDH.

Pour la population centrafricaine, les conclusions de ce sommet doivent se traduire immédiatement en acte, pour éviter les mêmes scénarii qu’aient connu les accords de Libreville, conduisant à la chute de l’ancien régime de François Bozizé.

Dans cette rencontre de la capitale tchadienne, les questions entre autres de la présidence de la République au président de l’Assemblée nationale à qui elle revient » normalement en cas de vacance du pouvoir, pour créer à la place « un Conseil national de transition dirigé par Michel Djotodia » et ainsi « retrouver un peu de légalité internationale », doivent être discutées selon plusieurs analystes.

Les nouvelles autorités doivent donner de gage à la communauté internationale, à qui elles ont demandé une aide d’urgence. Ainsi, Michel Djotodia doit donner des garanties de ne pas se présenter aux prochaines élections de 2016, afin de bénéficier de cette aide.

Dans une interview accordée mardi à la chaine BBC Afrique, François Bozizé a accusé le Tchad d’avoir soutenu la Séléka afin de le chasser du pouvoir. « Nous connaissons la capacité militaire de la Séléka. Nous avons anéanti les forces de la Séléka je crois bien le samedi. Mais, cependant dans la nuit du samedi 23 mars au dimanche 24 (mars), nous pourrions confirmer et affirmer qu’il y a eu un soutient d’un pays africain. Je crois bien inévitablement le Tchad. Et, c’étaient bien les forces spéciales des forces armées tchadiennes qui ont mené les opérations du dimanche dans la matinée », a accusé François Bozize Yangouvonda, dans sa toute première interview, depuis sa chute, le 24 mars 2013.

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