Bangui : Avis partagés sur la décision de la CEEAC sur la crise centrafricaine

Bangui, 4 mars 2013 (RJDH) – Les avis sont partagés à Bangui sur la décision des chefs des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), suite au sommet tenu le 3 avril à Ndjamena au Tchad. Si une partie de la population salue la décision  de Ndjamena, l’autre par contre est sceptique.

Dans les rues de Bangui, les avis divergent entre ceux qui sont satisfaits de la position des chefs d’Etats de l’Afrique centrale et ceux qui n’approuvent pas cette décision. « C’est vraiment pour nous conduire vers une logique démocratique et constitutionnelle que les chefs des Etats de la CEEAC ont pris cette décision. Nous les demandons non seulement de surveiller la mise en application, mais d’exercer une pression sur les nouvelles autorités afin qu’elles mettent vite en application ce qui est convenu », a dit Sévérin Garba, étudiant à l’Université de Bangui.

La position de Sévérin est partagée par plusieurs habitants, qui ajoutent que « le fait que les institutions supranationales prennent acte des coups d’Etats et appellent juste à un retour à l’ordre constitutionnel, encourage d’autres personnes à opter pour cette voix, afin d’arriver au pouvoir », a mentionné Mathias, un religieux à Bangui.

Davy, fait parti de ceux qui critiquent la position prise à Ndjamena. Pour lui, « c’est une ingérence de ces pays dans la crise centrafricano-centrafricaine. Ils veulent s’imposer à nos dirigeants, afin qu’ils gardent leur supériorité sur notre pays, notre peuple ».

Du coté des ex-rebelles de la Séléka, on se dit déçu de la décision des chefs d’Etats prise à Ndjamena. Toutefois, un ministre issu de cette coalition rebelle a mentionné que « rien n’est encore perdu, car c’est ici à Bangui qu’on va élire le nouveau chef de la transition et réglé le problème entre centrafricains ».

Mercredi après un sommet extraordinaire, les chefs d’Etats membres de la CEEAC ont refusé de reconnaitre l’autoproclamé président de la Centrafrique, Michel Djotodia, comme chef de l’Etat. En revanche, ils ont demandé la mise en place d’une nouvelle instance de transition chargée de conduire le pays à des élections, dans un délai de 18 mois.

L’Union africaine a suspendu la Centrafrique de ses instances à la suite du coup de force des rebelles du Séléka et elle a décrété des sanctions contre les leaders de la Séléka y compris Michel Djotodia, dont la prise du pouvoir a été condamnée par les pays occidentaux. Le chef rebelle avait renversé le 24 mars, l’ancien président François Bozizé.

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