Bangui : Une flambée de prix des denrées alimentaires liée à l’insécurité

Bangui, 4 mars 2013 (RJDH) – Les prix des denrées alimentaires connaissent une augmentation sans précédente en Centrafrique. Cette flambée devient progressive depuis le 10 décembre 2012, date du début des hostilités enclenchées par les rebelles de la coalition Séléka, à travers l’occupation des villes du pays.

D’après le constat fait par RJDH sur les marchés de la place ce matin, le sac de manioc coûte  actuellement 20 000 FCFA au de lieu de 10 000 FCFA, sur certains marchés en décembre dernier. La viande boucanée se fait également rare et le prix varie d’une vendeuse à une autre.

Le prix des produits de première nécessité est aussi en hausse. Le kilogramme de carreaux de sucre se vend à 1300 FCFA au lieu de 1000 FCFA. Le morceau de savon de 150 FCFA coûte actuellement 200 voire 250 FCFA.

«Depuis le mois de décembre  jusque maintenant, la vie devient de plus en plus difficile. Les prix augmentent de jour en jour, chez les fournisseurs des denrées alimentaires. Les armes ne  peuvent pas construire un pays », a dit Cécile Ndourou, déléguée des commerçantes au marché Miskine à Bangui.

Elle a souligné que « les voies de l’intérieur du pays ont été bloquées par les éléments de la  Séléka, les barrières érigées par  cette force irrégulière et les formalités faites au niveau de ces barrières sont les causes de cette augmentation des prix des denrées alimentaires sur tous les marchés de Centrafrique ».

« Les prix des aliments sont en hausse. Cela ne nous permet pas de manger à notre faim. Deux mille francs CFA ne suffisent plus pour assurer le besoin de la famille. Il est important que le Gouvernement d’Union nationale libère les voies qui sont bloquées par les éléments de la Séléka », a déploré Francisca Ingahando,  une ménagère.

Elle poursuit que les marchés sont quasiment vides, « il faut fouiller pendant longtemps pour trouver quelque chose qui souvent, n’est pas de notre gré. Nous ne mangeons pas ce que nous voulons, le manioc coûte plus cher qu’avant, les vendeuses des légumes ont réduit la quantité de leur produit », a-t-elle souligné.

« Le cantonnement, le désarmement des rebelles, le démantèlement des barrières de la Séléka, la libre circulation des biens et des personnes seraient une solution pour réduire les prix des denrées alimentaires et les produits de première nécessité. Que les villes occupées par les séléka soient libérées », a insisté Francisca Ingahando.

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