Bangui : Une situation sécuritaire encore précaire

Bangui, 8 mars 2013 (RJDH) – En dépit des mesures prises par les nouvelles autorités visant à ramener la paix sur l’ensemble du territoire centrafricain, la situation sécuritaire reste encore très précaire dans le pays et dans la capitale Bangui. Des pillages se poursuivent dans certains coins, des coups de feu  ne cessent de se faire entendre, des vols à main armée se multiplient. Une situation qui bloque la reprise  effective des activités socioéconomiques.

La situation sécuritaire n’inspire plus confiance en ce moment dans la capitale centrafricaine. Depuis leur prise de pouvoir le 24 mars dernier, les éléments de la Séléka règnent en maîtres dans la ville de Bangui. En dépit de l’assurance donnée par des leaders militaires de cette rébellion, les éléments sur le terrain continuent de commettre des exactions sur la population civile.

Pour faire face à cette situation, le ministre d’Etat, chargé de la sécurité publique a sorti un arrêté en fin de la semaine dernière,  interdisant aux éléments de cette rébellion de porter  les armes dans les  villes  et de circuler dans les quartiers sans autorisation expresse, de faire de tirs injustifiés. Ce décret précise également que les éléments qui iront en marge du texte, seront traduits devant la justice.

Seulement, cet arrêté n’est pas du tout observer par les éléments de la Séléka, qui détiennent toujours les armes dans toute la ville de Bangui. En illustration, ce lundi dans le 4e arrondissement de Bangui sur l’avenue de l’indépendance, un élément de la Séléka a été tué par ses compagnons d’arme, pour une histoire de partage de butin.

Une  situation qui a perturbé la circulation dans cette localité et a provoqué la  psychose chez plusieurs passants et témoins de l’incident. Le cadavre a été enlevé plusieurs heures plus tard, par les éléments de la Séléka.

En dépit d’une police militaire mise en place par les nouvelles autorités, ces actes continuent. Par mesure de sécurité, plusieurs banques de la place n’ont pas encore ouvert la totalité de leur service. Certaines qui osent travailler, font un service minimum et sous surveillance des éléments de la FOMAC, présents dans le pays.

La même situation est visible dans plusieurs villes de la Centrafrique où sont présents les rebelles de la Séléka. Des faits qui témoignent de l’instabilité palpable dans le pays, que les nouvelles autorités ont promis de mettre au centre de leurs actions.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

  • Entrez votre adresse email pour suivre ce blog et recevoir les notifications de nouveaux messages par email.

    Rejoignez 4 464 autres abonnés

  • RJDH – RCA

  • Avec le soutien de:

  • Internews

    Internews est une organisation internationale à but non lucratif dont la mission est de supporter les médias locaux dans le monde entier pour donner aux gens les nouvelles et les informations dont ils ont besoin, la possibilité de se connecter et les moyens de faire entendre leur voix. Internews soutient financièrement le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme et il n'est pas responsable des choix éditoriaux que le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme fait en termes de contenu.
%d blogueurs aiment cette page :